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Credit: Les lépreux ambulants de Constantinople / par Zambaco Pacha. Source: Wellcome Collection.
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![malade, lépreux tubéreux qui n'avait jamais voyagé non plus, par conséquent autochtone, également de Guingamp (Côtes-du-Nord), a été reçu, en juillet 1896, à Lariboisière, dans le service du D' Dreyfus-Brisac, et à Saint-Louis, dans le service du D' llallopeau. On y a constaté le bacille de la lèpre. Nous sommes réellement surpris de lire, dans Bihhotlwcd mcd'ica die Ivpra vom /dijiiscJicJi iindpatlioloi^isclt-analomisc/iend SlondpiinJd, que les D''* Ilansen et Looft, de Bergen, mettent en doute la survivance de la lèpre en Bretagne, vu que le bacille, preuve irréfutable de diagnostic, n'(( pu être cojtstdté nicinc dans les cas de lèpre tubéreuse cjue j'y ai rencontrés. D'abord, le 9 mai 1893, j'ai dit, dans ma com- munication à l'/Vcadémie, que le professeur Straus avait constaté le bacille, sur un lépreux autochtone de Belle-lsle, près Quiburne, d'où il n'est jamais sorti (pl. 4(3, fig. ()). Et chose encore étonnante, je possède une lettre du D Ilansen qui me dit que chez plusieurs lépreux principalement atteints de la forme nerveuse, le bacille est introuvable. Il a bien existé, mais il a disparu plus tard parles progrès de la maladie. Ils ont môme publié cette opinion in Areliives de Vireltow^ 1892. Comprenne qui peut. Toujours est-il que tout ce que nous avons dit se prouve de plus en plus. Le D'' Galmette, de Quinq^er, m'a écrit c|u'au conseil de revision du Finistère, il a été frappé du nombre des déformations des mains, et des mutilations spontanées des doigts, qui imposent la réforme. Il ajoute qu'on est surpris aussi du grand nombre de congés pour soutien de famille accordés à des jeunes gens dont les père et mère présentent des affections, jusque-là attribuées à la gangrène des extrémités et à la scléroderniie. Le D'']Marion, de Brest, veut bien m'informcr qu'après mon enquête il a rencontré des lépreux à griffes à Ploudalmézeau (Finistère). L'un d'eux, nommé Gadour, est typique. Le D' Colin, de Quimper, a eu la complaisance de m'envoyer des observations et des photographies de lépreux bretons autochtones qu'il a observés aussi après mon passage du Finistère. Le D'' Sagot, de Lannilis même, m'a écrit : a On ne peut guère désormais s'y méprendre, c'est bien la lèpre atténuée qui est sur nos côtes; elle est surtout à forme mutilante. » Le D'Marion, de P>rest, ancien médecin de la marine et le D' Closmadeuc, de Vannes, correspondant de l'Académie, m'écrivent aussi qu'ils sont de plus en plus convaincus de la survivance de la lèpre en Bretagne. Le D' de Gennes, médecin des hôpitaux de Paris, a rencontré au pardon de Sainte- Anne-la-Palue (Finistère) -3 cas de lèpre nerveuse anesthésique et un cas de lèpre tubéreuse, léonine, dont il a bien voulu me remettre les observations en sep- tembre 1893.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2192711x_0543.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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