De l'intoxication saturnine chronique / par J. Renaut.
- Renaut, Joseph Louis, 1844-1917.
- Date:
- 1875
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Credit: De l'intoxication saturnine chronique / par J. Renaut. Source: Wellcome Collection.
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![— IS7 — Les rrtlissoircs à gaz, éinafllies, signalées comme dangereuses, le sont I en effet, parce qu'il s'y forme du carbonale de plomb. Plomb absorbé uccidentellement. — Le plomb absorbé eh nature peut . donner lieu à des phénomènes d'intoxication. M. Ruva a vu, dans un cas, l'ingestion de dix grains de plomb occasionner une colique saturnine bien caractérisée. {Gazette Médicale, 1838.) Lalouelte, faisant manger à des chiens des poussières métalliques pro- venant de fours de potiers, détermina des accidents de coliques. {Traité des Scrofules, t. IL) Trousseau cite le cas d'un homme qui mâchait les grains de plomb con- tenus dans son encrier et les rejetait ensuite. Il présenta des accidents d'intoxication. {Gazette des Hô-pitaiix, t.^06, t. f, p. 333.) M. Tuson, vétérinaire, rapporte que trois vaches moururent avec des symptômes obscurs : à l'autopsie, on trouva des fragments de plomb dans leur bonneit. Elles avaient mangé i'hei'be qui avoisinait une cible, et on retrouva, dans le pâturage, des fragments de plomb analogues à ceux qu'on avait trouvés dans leur estomac. {Britisch médical journal, 1864, p. 173.) Quant aux préparations de plomb absorbées accidentellement par les hommes ou les animaux, elles causent les accidents des intoxications pro- fessionnelles. Empoisonnement par le sous-nitrafe de bisràiith ifnpur. — M. Millard rajiporle le cas d'un homme atteint de diarrhée clironiqile et qui prenait habituellement du sous-nitrate de bismuth. Il en achète un jour dans une pharmacie , l'élève qui le sert se trompe de bocal et lui donrte, probable- ment, de là céruse k la place du médicament demandé. Le mauvais goût de ce poison fait que le malade en cesse bientôt l'usage ; mais pour ne pas le perdre, il le mélange avec du sous-nitrate de bismuth pur et en prend chaque jour. Au bout de peu de temps, il présente tous les phénomènes de l'intoxication. Ce fait a été l'objet d'une communication à la Société mé- dicale des Hôjjitaux, séance du 23 novembre 1860. M. Guérard l'ait observer que le sous-nitrate de bismnlli impur contient de l'arsenic, et que, dans le fait rapporté par M. Millard, il devait y avoir empoisonnement par l'arsenib et non pas par le plomb. Ce malade reprit ]ieil à pëu ses occupations, mais il resta sujet à des gastralgies très-péni- bles'. Il resta pâle, affaibli, amaigri et fut longtemps à se remettre dès effets dé l'irifoxication saturnine. Einploid>?s rosmétiqïies, fards, Miitïires. — Tanquerel des Planches, t. l, ]). à 08, nie l'absorption directe à travers la peau. Cependant, mûme àvâh't' rëtHîfsè de Manouvriez (1874)', on avait cité des cas d'iiltbxication directe ayant amené soit la colique, soit, surtout, des phénomènes iki'àly- ty4ues et anesthésiques. Les cosmétiques au plomb sont l'un des agents de cette intoxibation directe. Zeller, dkdë sa thèse, rapporte, d'après Mœglih, le cas d'iihe dame noble qtli, se .■5ervïtMt' de lUhar'gb poui- dissijlel:' lès roti''- geurs de .sa figure, fut prise tout à coup de dyspttée, dfe lipothymies, de violetites douleurs dans l'abdomen, d'efforts dé vomissements et de nau- sées. Etaient-ce des âCcidénts saturtliris? Oti pOiirriait le croire; Mkls d'autres âlitéilrs sont plus exjjUcites : Hrambllla raJpporfe, dàtt.s'lbs](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22298162_0189.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)