Volume 1
Encyclographie des sciences medicales : repertoire general de ces sciences, au XIX siecle.
- Date:
- 1833-46
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Credit: Encyclographie des sciences medicales : repertoire general de ces sciences, au XIX siecle. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![mal connaltre, ct Icnr altrlbue une foule de vertiis <]u’elles ne peiivent avoir. Nous n’en parlous quo pour reinplir le plan que nous nous sommes propose de don- iier une notice aussi complete que possible des eaux minerales de France, landis que nous nous boruons, pour les eaux minerales des aulres pays, a parler de celles qui ont quelque celebrite. Gouttard. Trails des eaux minerales d'Abbicourt, elc« Paris, 1710, in-12. DICTIONNATUE DE MEDECINK. ABBEVILLE (eaux minerales d’). — On lit dans Car- rSre qu’il existe a Abbeville, dans le deparlement de la Somme, une source d’eau minerale froide, conte- nant, d’aprfis Lemaire, des sulfates deferetdechaux, de I’hydrochlorate de soude et du bitume. LtiiMAiBE. Analxse de I’eau minerals ferruglneuse qui se trouve dans Abbeville. ADbev., 1740, in-12. DICTIONNAIRE DE MEDECINE, . ABCES. s. m. abscessus, du verbe abscedere, se separer , s’ecarter j mot introduit du temps de Celse, ou par cet ecrivain lui-meme dans le langage medical, . et qui sert a designer toute esp6ce de collection pu- rulente fbrmee au sein de I’organisme, et hors des cavites normales du corps. Les amas de liquides qui ont leur siege, soit entre les feuillets des membranes sereuses ou synoviales, soit dans quelques organes creux , tapisses par des lames muqueuses, comme I’estomac, I’intestin ou la vessie, portent plus specia- lement le nom A'epanchemens, et doivent ^tre dislin- gues des abc6s proprement dits. II en sera question lorsque nous traiterons des maladies dont ces epan- chemens peuvent etre le resultat. Les abc6s, airisi appeles, a raison , ou de I’ecarte- ment anormal des lames organiques entre lesquelles le pus se rassemble, ou de Faction vitale par laquelle ce liquide est separe du sang; les abc6s, dis-je, ne con- stituent jamais des maladies primitives , mais sont constamment Feffet ou la terminaison d’une inflam- mation anterieure plus ou moins intense, etendue et profonde, des tissus vivans. Toutes les fois que de la suppuration se fait remarquer dans I’organisme , on pent etre assure, quelles que soient les qualites qu’elle presente, qu’une irritation aigue , ou chronique, appaj’eule ou cachee, a existe ou existe encore a Fendroit meme que la collection occupe, ou dans ^quelque partie eloignee, qui communique avec ce point, et d’oii le liquide s’estecoule. Cette proposition, fondee sur les recherches les plus exactes de Fanato- mie pathologique, ne comporte pas d’excepUon, mal- gre ce qu’ont pu dire quelques observateui's relative- ment a Famasde pus, forme par le depot de mali6res absorbees et charriees pendant un temps variable dans Fappareil vasculaire. Les lois de la physiologic repoussent formellement les explications de ce genre. Elies demontrent que le pus se forme sous Finfluence de la phlogose , comme les pseudo-membranes, les tissus qui constituent les adherences, et les varieles si multipliees des productions pathologiques. Tons les phenomiines qui preciidentla suppuration, et qui accompagnent le developpement des abctis , sont suboraonnes a la violence, au siege et a la mar- che plus ou moins aigue d£ Finflammation qui les oc- casione. Celle-ctnc manque dans aucun cas; mais elle ipeut affecter des lissus differens, presenter des nuan- ces dintensite variables a Finfini; et,selon ces circon- '.stances, les collections purulcntes se ferment avec ilenteur oU rapidite, acquiSrent des dimensions consi- iderables ou restreintes,. et renferment des liquides 'dont les qualites different singuli6rement. L’ancienne division des abc6s en abefis chauds ou inllammatoires, en abc6s froids, et en abc6s par con- gestion, consideree comme s’appliquant a des tumeurs de nature differente , et provenant de lesions vitales dissemblables, doit done 6tre rejetee. Les tumeurs purulentes onttouteslamSme origine : Finflammation. II importe seulement au praticien de bien etudier les modifications qu’elles presentent, selon la vivacite de la phlogose qui les. determine, selon la nature des organes qui en sont le siege, et enfln selon que le pus s’accumule dans le lieu meme ou il est forme, ou qu il fuse plus ou moins loin, a travers les areoles cellu- leuses, pour gagner des parties de plus en plus de- clives. § ler. FORMATION ET CARACTERKS ANATOMICO-PATHOLOGI- QUES DES ABCES. lo. Abc^s qui succedent aux inflammations aiguSs. — Lorsqu’ils contractent Finflammation , les tissus organises se pen6trent d’une quantite de sang propor- tionnee a la violence de Firritation qui les agite. D’abord, renferme dans ses vaisseaux, dont il distend les parols, ce liquide, en s’accumulant avec une viva- cite ton jours croissante, rompt successivement les digues qui le contenaient, s’epanche entre les elemens solides des organes, se combine avec eux, et les rend ainsi plus compactes et plus pesans, en meme temps que leur elasticite disparait., et qu’ils deviennent friablesau point dene plus offrir de resistance aux ligatures , et de se rompre ou de s’ecraser sous le moindre effort. Si ce mouvement inflammatoire n’est pasarrSte ou ralenti, les tissus alteres se ramollissent, se detruisent, et se melant au sang qui les pen^tre, constituent une mali6re pulpeuse, que d’ulterieures elaborations convertissent graduellement en pus. Ce liquide est primitivement forme et par les debris soli- des des organes enflammes, et par les elemens du sang qui sont entres dans des combinaisons anorniales. Ces deux ordres de maleriaux sont faciles a distinguer au debut de la suppuration, qui est d’abord sanguino- lente, et qui, dans certains organes, dont les tissu presente des qualites tr^s-tranchees et difTiciles a de- truire, entraine avec elle des debris Irtis-reconnaissa- bles de leurs parenchyme. On sait que la suppuration du foie, par exemple, est presque toujours coloree en rouge brunatre, et relient des portions de substance hepatiqueqiii lui donnentune consistance et un aspect analogues a la lie de vin. Au debut de la suppuration, le pus, encore impar- fait, se montre dissemine ?aet la dans la masse en- flammee qui le recCle; Ics portions de Forgane les plus molles , les plus vivement irritees et les premieres atteintes par la phlogose, sont celles qui subissent d’.abord la plus profonde alteration. Pen a peu, le li- quidc nouveau devieut plus abondant j les petils](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21725986_0001_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)