Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / par N.E. Henry et Guibourt.
- Noël-Étienne Henry
- Date:
- 1847
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Credit: Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / par N.E. Henry et Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![On traite de même les racines de pa¬ tience et de (jrande consolide. Racine de cynogJosse. On monde cetie racine comme les précédentes; mais de plus, lorsqu'elle a été nettoyée et pri¬ vée de son collet, on la fend lonj^itudi- nalement pour en retirer le cœur ou mediiuUiumet on ne fait sécher que la partie corticale, düiis laquelle sur¬ tout résident l’odeur et les propriétés de la racine. On prépare de même la racine de quintefeiiiHe ^ dont la partie ligneuse jouit de peu de propriétés. Cette manière d'être ne se borne pas aux deux racines précédentes. Dans presque toutes les autres, la partie cor¬ ticale est plus active que la partie cen¬ trale, surtout lorsque la plante est âgée, et que le cœur devient ligneux : aussi, dans ce cas, recommande-t-on de le rejeter. Mais lorsqu’on a soin de choisir les racines en automne, les bis¬ annuelles à un an, les vivaces à un an ou deux ans, suivant l’espèce, cette séparation devient inutile. Racine de guimauve. Aujourd’hui, nous recevons cette racine sèche du nord et du midi de la France. Elle est blan¬ che et mondée de son épiderme. C’est à l’automne qu’on la récolte; on la prend à l’age de deux ans ; on en sépare la terre ; on la lave légère¬ ment ; on en retranche les radicules ; on la coupe longitiulinalenient, lors¬ qu’elle est trop volumineuse; on la fait sécher d’abord à l’air libre, puis dans une étuve. Quand les racines sont sè¬ ches , pour en détacher l’épiderme, on les enferme et on les roule dans un tonneau rempli de râpes. Racine d’orcanette. Cette racine nous est envoyée sèche du midi de la France. On la prépare , comme celle de cyno- glosse, en rejetant le cœur qui est blanc, et ne faisant sécher que.la partie corticale, dans laquelle réside le prin¬ cipe colorant rouge. Racine de valériane sauvage.Onchoi- sit celle qui croît dans les bois. On la lave, on en ôte le collet, et on la fait sécher. Elle est assez pci te pour n’a¬ voir besoin d’aucune division. On traite semblablement toutes les racines qui sont dans le même cas. Tubercules d’orchis ou salep. Le sa- lep nous vient de la Perse, de l’Asie Mineure et de la Turquie ; mais on peut en préparer d’aussi bon avec les tuber¬ cules des orchis de notre pays. L’épo¬ que la plus favorable pour les recueillir est celle où cesse la végétation exté¬ rieure de l’année. Alors le tubercule ancien est presqu’entièrement flétri, et le nouveau est dans le meilleur état possible. Il est le seul que l’on récolte. On monde ces tubercules de leurs radi¬ celles ; on les lave ; on les enfile en for¬ me de chapelets, et on les plonge dans l’eau bouillante jusqu’à ce qoe la cha¬ leur les ait pénétrés jusqu’au centre et que la vie y soit éteinte. Sans cette opé¬ ration préliminaire, les tubercules vé¬ géteraient et se détérioreraient à l’inté¬ rieur , ou, pour le moins, résisteraient très-longtemps à la dessiccation. Les chapelets étant retirés de l’eau, on les expose au soleil ou à l’étuve jusqu’à ce que les tubercules soient devenus com¬ plètement secs, cornés et presque trans¬ parents. Produits obtenus par la dessiccation de 10 kilogrammes de chacune des racines sui¬ vantes : Nom des racines. Dates. Procluils. l;] Aclie. 3 6* y* Angélique cultivée.... juin. 3 050 Id. octobre... 2 210 Asperge. septembre. 4 200 Id. novembre. 2 960 Id. mars. 3 » Id. juin. 4 500 Aunée. 1 870 Bardane. octobre... 2 600 Id. janvier .. . 3 150 Id. mars. 3 100 Id. juin. 3 190 Eryone. octobre... 3 125 Consolide. novembre. 3 120 Id. mars. 2 810 Id. juin. 2 355 Cynoglosse'. janvier . .. 2 500 Id. mai. 1 750](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29338153_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)