Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / par N.E. Henry et Guibourt.
- Noël-Étienne Henry
- Date:
- 1847
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Credit: Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / par N.E. Henry et Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![DES FEUILLES On ne iloiUlesliner à la dessiccalion que les feuilles entières, et jouissant (le toutes leurs propriétés physiques : ainsi, on rejettera celles qui sont ron¬ gées par les vers, salies par la terre ou étiolées. On étend les feuilles des plus gramles plantes et des moyennes sur des claies d’osier, et on a soin de n'en mettre ([u’une couche peu épaisse. On réunit les feuilles des plantes plus petites en paquets peu volumineux, dont on forme des guirlandes, et on expose les unes et les autres, soit dans des greniers recevant toute l’ardeur du soleil, soit dans une étuve chauffée à 40 ou 45 de¬ grés centigrades. La plupart de ces plantes subiraient une fermentation qui altérerait leurs propriétés, si on les soumettait à une dessiccation moins prompte. Il en est de même des plantes aro- matic]ues : (juoic|u’engénéral elles soient moins succulentes, et par cela même moins susceptibles de s’altérer , il vaut mieux les faire sécher promptement (pie de les suspendre simplement à l’ombre, comme on le recommandait autrefois; seulement, en raison de la volatilité de leurs principes, on les ex¬ posera à une. chaleur moins forte ( 50 degrés ) ; et si on les fait sécher dans des greniers, on aura soin qu’elles ne soient pas frappées directement par le soleil. On reconnaît que les plantes sont sèches, lorsqu’elles sont cassantes; mais, comme on ne pourrait les manier en cet état, il faut, avant de les serrer, les laisser exposées pendant quelques heu¬ res à l’air libre et à l’ombre, afin qu’el¬ les reprennent un peu de souplesse. Plantes dont on récolte les feuilles dans leur jeunesse, isolément des autres parties, et que l’on étend sur des claies. Bouillon-blanc, Mauve, Chicorée, Saponaire, Guimauve, Trèfle d’eau. Feuilles que l’on récolte lorsque la plante eomnienâe à fleurir, et qu on fuit secher ET SOMMITÉS. 15 « séparément des fleurs, en les étendant sur des claies. Aconit-napel, Jusquiame, Belladone, Rhus radicans, Ciguë, Stramonhmi. Digitale, Feuilles que Von récolte conjointement avec les fleurs, lorsque la plante commence à fleurir, et que l’on étend sur des claies. Absinthe, Mélisse, Bourrache, Mercuriale Calament, Morelle, Chamædrys, Pariétaire, Fumeterre, Rue, Hysope , Sauge, Lierre terrestre , Tanaisie. Sommités de menthe poivrée. On prend la menthe poivrée au com¬ mencement de sa floraison; on en coupe les sommités que l’on divise par petits paquets; on enveloppe chaque paquet dans un cornet de papier, afin de dé¬ fendre les fleurs de faction décolorante de la lumière ; on dispose ces cornets en guirlandes que Ton fait sécher dans un grenier, ou au besoin à l’étuve. On dispose et l’on sèche de même les sommités fleuries de Caille-lait, M illepertuis, Petite centaurée, Origan , etc. Mélilot, On parvient aussi à obtenir de très- belles sommités de ces plantes, en les étendant en couches minces sur des claies et entre des feuilles de papier gris. Mais la première manière les donne sous une forme plus commode pour être serrées dans un moindre es¬ pace, et avec moins de danger d’en faire tomber les fleurs. Produits obtenus par la dessiccation de \ 0 kiloorammes de chacune des substances D suivantes : Nom des substances. Produits. kil. gr. Feuilles d’absinllie. 2 600 d’aconit-napel. t 850](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29338153_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)