L'exercice illégal de la médecine et les médicastres des Cévennes : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 27 juillet 1904 / par Paul Cantaloube.
- Cantaloube, Paul.
- Date:
- 1904
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Credit: L'exercice illégal de la médecine et les médicastres des Cévennes : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 27 juillet 1904 / par Paul Cantaloube. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![Il y a d’autres raisons encore du succès des médi- castres et ces raisons tiennent à eux ou à leurs procédés. Est-ce qu’ils n’ont pas plus que n’importe quel médecin] la science du malade à un trè3 haut degré ? J’entends par là le savoir faire, la façon de s’attirer la sympathie Pour l’ob- tenir ils ne reculent devant rien. La vérité et le mensonge font bon ménage dans leur conscience, et ils ne gardent point à une contradiction près pour se donner raison. Un de mes amis, étudiant en médecine, eut la maligne curiosité, à la suite d’une entorse, de faire appeler un guérisseur. Notre homme arriva tout fier d’être appelé par un confrère d’outre loi, palpa l'entorse puis fit des signes de croix sur le siège du mal et se retira en assurant que le lendemain tout aurait disparu. Le lendemain, l’entorse persistant, mon ami pria son méde- cin de la veille de revenir, impatient de voir comment il s’en tirerait: Ce dernier ne s’émeut pas pour si peu et demande où est le maximum de la douleur. Et il s’écrie. Ce n’est pas étonnant que tu n’aies pas guéri. Tu ne pouvais pas guérir. Hier tu m’avais indiqué un autre endroit ». Celui qui ausculte ses malades et mieux encore les ausculte à travers tous leurs vêtements, ou raconte à qui veut l’enten- dre qu’il possède ses diplômes, et prépare un]grand examen, a des arguments aussi sérieux. Il se « trompe » rarement, et d’ailleurs, on ne lui en tient jamais compte. Ainsi il n’a pas perdu un client pour l’erreur de pronostic suivante : Un jeune homme qui avait failli se noyer, eut à la suite de cette aventure une congestion pulmonaire, si violente que le médecin traitant le jugea perdu. Vite on appelle le médicas- tre. « Qu’est-ce que c’est que çà ; c’est rien du tout. Coupez- moi une poule noire en deux, et appliquez-en les deux moitiés](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22406190_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)