Contribution à l'étude de l'aortite syphilitique : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1906 / par B. Giralt.
- Giralt, B., 1872-
- Date:
- 1906
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Credit: Contribution à l'étude de l'aortite syphilitique : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1906 / par B. Giralt. Source: Wellcome Collection.
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![(’ellc immil'cslalion de la syphilis est considérée comme rai‘6 ; mais, |miil-elre le paraît-elle surtout, parce que, sous le nom d’aor.lile pj’Oj)rement dite, l’on a inscrit des affections donl la nature sy])hililique, ])Our des causes multiples, n’a pas été décelée. Qui sait si beaucoup d’aortiques, merveilleu- sement guéris, ne doivent pas le bénéfice de leur guérison à un Iraitement intensif donl l’iodure de potassium faisait la base, et dont la syphilis manifeste ou ignorée aurait retiré le plus grand avantage ? La question peut se poser, si l’on constate que dans une statistique, portant sur 200 malades atteints d’angine de poitrine, 43 ont été absolument et défi- nitivement guéris par la médication iodurée. Si dans ce gro'u- p ' tous n’étaient pas syphilitiques, il n’est pas trop osé, ce nous semble, de supposer qu’il y en avait. Dans un autre ordre de faits, on incrimine le tabès dans la production d’un grand nombre d’angines, de poitrine. Mais à la base nous retrouvons la syphilis comme élément étiolo- gique presque unique, et la coexistence de la svnhilis et du tabès a été suffisamment constatée pour qu’on puisse rap- porter à la syphilis seule la production de ces accidents. Le cadre des aortites syphilitiques paraît ainsi s’agrandir ; mais,, d’uni autre côté, nous allons le restreindre en élimi- nant les aortites développées en présence de la syphilis, mais dont les causes appartiennent nettement à des conditions ou à des diathèses diverses. On pourra douter de l’origine syphi- litique du syndrome, lorsqu’on se trouvera en pfé.sence d’un individu âgé ou prédisposé à l’artério-sclérose ; si le sujet est victime d’une cardiopathie antérieure, si c’est un intoxi- cpié ou un cachectique, si, enfin, une infection antérieure ou concomitante peut pi*oduire les mêmes lésions. Nous ne retiendrons, comme aortite svnhilitique, que celle qui se développe sous l’influence seule de la syphilis, et sans (pfon puisse lui associer neltement une autre cause.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22422158_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)