Contribution à l'étude de l'aortite syphilitique : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1906 / par B. Giralt.
- Giralt, B., 1872-
- Date:
- 1906
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Credit: Contribution à l'étude de l'aortite syphilitique : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1906 / par B. Giralt. Source: Wellcome Collection.
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![s- A . ■W -n • I de l’aorte. Jusqu’ici ou admellait que ces troubles étaient en rapport avec une compression des fdets du ganglion cervical du grand sympathique et avaient une valeur égale pour le dia- gnostic à la paralysie du larynx causée par la compression du récurrenl. M. Babinski ne s’oppose pas à cette explica- tion ; il la croit cependant assez exceptionnelle. Dans l’im- incnse majorité des cas, la coexistence d’autres trofubles de la i)U])ille, notamment la perte du réflexe lumineux (signe d’.Vrgyll-Robertson), et aussi l’impossibilité de la compres- sion, lorsqu’il n’y a aucune raison d’admettre aucune dila- tation de l’aorte, le portent à invoquer une autre condition pattiogénique. Pour lui, ce serait la syphilis qui expliquerait les troubles })iq)illaires, aussi bien que les lésions de l’aorte. » Nous ouvrons ici une parenthèse sur la palhogénie de ces lé- sions, et citons une autre opinion qui, sous une autre forme, traduit la même conception. M. Louis Queyrat, parlant de la paralysie générale, ainsi que de certaines autres affections, dit qu’il faut les considérer comme fonctions de la syphilis. « La paralysie générale est une syphilide cérébro-ménin- gée, de même que le tabès est une syphilide médullaire, à prendre le mot de syjdiilide, non pas dans le sens étroit et habi- tuel du mot, mais dans celui de lésions d’essence, d’origine syphilitique. » M. Vaquez a obseivé trois cas (lui confirment les assertions d^ M. Babinski. (( Dans deux de ces cas la lésion aortique consistait en in- suffisance valvulaire, sans dilatation de la crosse. On no'lait également un myosis bilatéral très accentué avec signe d’Ar- gyll-Bobertson. » D'autre ])art, la perte des réflexes achilléen et rotulien I)crmeltait d’admetli'o l’existence du tabès incipiens, malgi’é l’absence d’autres signes. Dans le troisième cas, où la lésion aortupie était sjniblablo, il y avait de rinégalité pupillaire](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22422158_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)