Contribution à l'étude de l'aortite syphilitique : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1906 / par B. Giralt.
- Giralt, B., 1872-
- Date:
- 1906
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Credit: Contribution à l'étude de l'aortite syphilitique : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1906 / par B. Giralt. Source: Wellcome Collection.
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![- 8() - Observation V Diei.ilafoy. l’clils anévrismes miilLiples onpiiül’onnes. iCIinifpjc médicale de I Ilùlcl-Dieu de Paris. — Lésions sypliiliLi(iues, p. 111.) I-e ^ novembre 1892, enlrail dans mon service de l’Hôpilal V Necker un homme de 43 ans, cruellement atteint depuis quel- qnes semaines, de ciises qui survenaient de la façon suivante : à la suite d’une course, api;ès quelques mouvements un peu , brusqueS', ou même sans cause apparente, éclataient tout à coup des douleurs précordiales, avec angoisse et étouffements. Plusieurs fois les crises avaient été si violentes que le malade avait cru mourir. Les douleurs partaient de la région précor- diale et irradiaient au bras et à la main gauche. La durée des crises était variable ; les premières avaient été courtes, mais les dernières s’étaient succédé, coup sur coup, au point de durer plusieurs heures, presque sans répit. Le malade n’osait ni marcher ni monter un escalier ; il redoutait de se coucher, tant il craignait de voir reparaître la crise qui pour lui était un objet d’effroi. ' Il était évident que cet homme avait une angine de poitrine j dont nous devions rechercher la cause. En le déco'uvrant pour 1 l’examiner, nous aperçûmes, au dessus de la clavicule gauche, une large syphilide puslulo-crustacée, absolument caractéristi- que, et nous apprîmes du malade qu’il était sy])hilitique depuis dix ans. Toute la région précordiale était si douloureuse, que noHis dûmes procéder à noire examen avec les plus grands mé- nagements. T.a percussion et l’auscultation ne nous donnèrent que des résidtals négatifs, l’aorte n’était )>as augmentée de vo- lume et l’orifice aortiipie était absolument sain. î.e malade n’étaid ni saturnin, ni goutteux, ni diabétique, ni tabéti<]uc,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22422158_0088.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)