Études cliniques sur la coqueluche / par Noël Gueneau de Mussy.
- Gueneau de Mussy, Noël.
- Date:
- [1875]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Études cliniques sur la coqueluche / par Noël Gueneau de Mussy. Source: Wellcome Collection.
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![droite el le tronc brachio-cephaliquc; a gauche, ces ganglions enveloppenl le recur- rent et sont separes du tronc du pneumogastrique par I'aorte; a droite, lis sont en rapport avec le recurrent, et, en outre, avec le tronc du pneumogastrique do ce cote. Ces deux groupes se continuent de chaque cote avec une chainc ganglionnaire qui accompagne le recurrent dans sa marche ascendante le long de la Irachee. II resulte de celte disposition et des rapports intimes des ganglions tracheo-bron- chiques avec les nerfs de la dixieme paire, que tout travail morbide, developpe dans ces ganglions, retentit presque inevitablement sur ces nerfs pour les stimuler ou pour y troubler par compression la circulation de I'influx nerveux; ainsi pourraient ctre expliquees les alterations de la voix, ces dyspnees, ces toux rauques, ces ins- pirations sifflantes et comme etranglees entre les levres de la glotte convulsive- ment contractees. La toux elle-merae ne pourrait-elle pas en dependre par une action directe ou reflexe? Les quintes semblent manifester une excitation qui s'accumule, puis se decharge brusquement par intervalles jusqu'a ce qu'elle soit epuisee. On pourrait interpreter de la meme maniere les irregularites de la respiration, les gcmissements nocturnes et diurnes dont nous parlerons plus bas. Les vomis- seraents sembleraientplutot imputables a I'excitation da tronc meme de la dixieme paire. Pour rester dans les limites d'une observation rigoureuse et de I'induction scien- tiflque, je ne prcsente ces explications que comme des probabilites; mais, a mesure []uc nous avancerons dans I'etude des fails, nous verrons combicn ces fails s'accu- mulent en faveur de cette theorie, quelle lumiere ils en recoivent, pour nous faire ipprocher autant que possible d'une demonstration. La toux convulsive, le sifflement inspiratoire sont tellement des plicnomenes secondaires, qu'ils ne se montrent pas au debut; pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, la toux conserve le caractere catarrhal. Quand ils apparaissent, les phe- lomenes spasmodiques se montrent chez les differents malades avec une intensite res-inegale. Bien plus, ils peuvent faire presque completement dcfaut. Dans les byers ou regne la coqueluche, il n'est pas rare de voir des sujets qui sont pris, en lehors des influences saisonnieres, de toux quinteuses, pcnibles, fatigantes, opi- liatres, accompagnees parfois de vomiturition, mais sans ce sifflement inspiratoire u'on regarde habituellement comme le symptome caractcristique de la coque- uche; elles en ont revolution, la duree habituelle et I'expression symptomatique, auf un seul phenomene. Chez d'autres, ces caracleres sont encore plus effaces; la dure de la maladie est lus courte; cependant la toux prend parfois un caractere quintcux, spasmodique; ette varietc est quelquefois observee chez des sujets qui ont eu anterieurement 1?. oqueluche, mais qui se trouvent dans le milieu contagieux. En presence de ces](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22296669_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


