Nouvelles démonstrations d'accouchemens / Avec des planches en taille-douce, accompagnées d'un texte raisonné propre à en faciliter l'explication par J.P. Maygrier.
- Jacques-Pierre Maygrier
- Date:
- 1822-1825
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nouvelles démonstrations d'accouchemens / Avec des planches en taille-douce, accompagnées d'un texte raisonné propre à en faciliter l'explication par J.P. Maygrier. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![( 93 ) DE LA MANOEUVRE COMPOSEE OU INSTRUMENTALE. _Lorsque Ja main seule suffit pour la terminaison de l’accouchement, l’opération qui en résulte prend le nom de manceuvre simple; elle est composée ou méme compliquée, lorsque Vaccou- cheur est foreé de se servir d’imstrumens. Parmi ces derniers, il en est qui, simples auxiliaires de la main, n’offensent ni les parties de la mére, ni celles de l’enfant. Quoique peu nombreux, Jes services gu’ilsont rendus a l’art, et &]’humanité par conséquent , sont incalculables. Ces instrumens sont le forceps, le levier, le crochet-mousse et le lac. [ls composent la manceuyre instrumentale simple. _ Les autres, plus dangereux dans leur application, offensent plus ou moins profondément les parties de la mére ou celles de l’enfant. Leur action est essentiellement vulnérante. Ils com- posent la manceuvre instrumentale compliquée. Ces instrumens sont, dune part, ceux dont on’ se sert pour pratiquer Vopération césarienne et celle de lasymphise, et de l’autre, tous ceux qu exige l’extraction violente d’un enfant mort. ( Pour la description des instrumens , voyez les planches qui les représentent, 19™°. livratson. ) | / De lusage du JORCEP Sam —Le forceps ne sapplique que sur la téte de l'enfant. La forme de linstrument, le mécanisme de son application lindiguent assez, et ce ne serait pas sans danger qu’on se permettrait d’en faire usage pour saisir toute autre partie de la surface extérieure it Venfant. Les causes qui nécessitent l’application du forceps sont trés-nombreuses sans doute, on peut cependant les réduire aux suivantes : les unes dépendent de la mére, les autres appar- tiennent a l'enfant. Les premiéres tiennent d'une part a la résistance des parties extérieures de la génération, et de l'autre al'étroitesse plus ou moins considérable de l'un ou de Vautre détroit. Les secondes résultent le plus ordinairement de la srosseur démesurée dela téte de lenfant, auxquelles il faut ajouter Vimertie de la matrice. Le forceps peut étre appliqué sur la téte de l'enfant descendue dans |’excavation ou retenue au détroit supérieur, que le trone soit encore dans Vintérieur de lutérus, ou sort: hors des parties extérieures de la génération. Son application ne doit se faire que sur les cétés de la téte de enfant; ce précepte est de rigueur, un seul cas fait exception, nous aurons soin de Pindiquer. A. Application du forceps sur la téte dans excavation, le trone dans la matrice. — la téte, descendue dans l’excavation, peut s’'y placer en général de quatre maniéres différentes. Dans le premier cas, lV occiput regarde le pubis et la face répond au sacrum; dans le second cas, c'est linverse; dans le troisiéme, Pocciput est a gauche et la face a droite; le contraire a Lea dans le igtiatridine, | : ia fie } premier cas. L’occiput en dessus et la face en dessous.— La femme placée convenablement et comme pour.la manceuvre simple, l’opérateur prend avec la main gauche la branche male ou a pivot, quil a préalablement trempée dans l'eau chaude et enduite d’un corps gras quel- conque; d'une autre part, la main droite, également enduite d’un corps mucilagineux, pénétre dans les parties de la'génération de la mére, du cédté gauche, de maniére a placer deux ou trois doigts entre le col de la matrice et la téte de l'enfant. Ces précautions prises, on fait glisser le long de leur trajet la branche male, tenue et conduite par la main gauche, de maniétre a lui faire décrire une longue courbe, en portant lextrémité introduite de champ, de devant en arriere et de haut en bas, puis un peu de bas en haut, ce qui ne peut sexécuter sans que le manche de.Ja cuiller ne soit dabord trés-élevé en dehors, puis insensiblement abaissé ‘dautant, et presque per pendiculairement entre les cuisses de la femme. (Woy. pl. LIL, fig. 1.) 1h](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33544281_0075.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)