Essai sur l'action et l'emploi du nitrate d'argent fondu (pierre infernale), surtout dans le traitement de la plupart des maladies des yeux : thèse inaugurale présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 16 décembre 1837 / par J.-B. Vigouroux.
- Vigouroux, J.B.
- Date:
- 1837
Licence: Public Domain Mark
Credit: Essai sur l'action et l'emploi du nitrate d'argent fondu (pierre infernale), surtout dans le traitement de la plupart des maladies des yeux : thèse inaugurale présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 16 décembre 1837 / par J.-B. Vigouroux. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
19/28 page 19
![( 29 ) Je me rappelle avoir vu exciser, par M. Bonnet, plusieurs petites tumeurs graisseuses, qu’il caracicrisa du nom (\q fjinguecula. Elles existaient à la partie inférieure de la sclérotique du côté droit; elles étaient jaun.âli'es,'bosselées,, et produisaient de la gène dans les mouve- ments de l’œil. La cautérisation aurait pu les faire disparaître, ou détruire les restes qui avaient échappé à la dissection. E. Tumeur, fislule lacrymale. On entend üirneurs lacrymales,, la dilatation du sac lacrymal, distendu par des larmes ou des mucosités, et faisant une saillie plus ou moins prononcée à l’angle interne de l’œil. Lorsque les téguments qui la recouvrent sont ulcérés et ne tendent pointa la cicatrisation , elle prend le nom àa fistule lacrymale ; coWe-cx n’est qu’un degré plus avancé, une conséquence ordinaire de la pre- mière. Rechercher la cause de cette affection a été, le but que se sont proposé les médecins tant anciens que modernes. La divergence de leurs opinions est remarquable: les uns l’ont attribué au rétrécissement du canal nasal, d’autres à l’inflammation du sac lacrymal. Scarpa s pensait que cette maladie, était le plus souvent le résultat de l’inflam- mation et de Tulcératian des glandes de Meïbomius, qui, sécrétant une matière âcre et onctueuse, procuraient l’inflammation du sac, et qu’elle n’était presque jamais produite par l’obstruction des voies lacrymales inférieures. Louis opinait pour une ulcération du sac lacrymal ; Richter pour un catarrhe chroni(]ue du réservoir des larmes ; Jannin pour un pro- duit acrimonieux sécrété par des glandes semblables^à celles de Méïbomius, tapissant l’intérieur du sac, d’où résullait une irritation du sphincter du canal, au point de provoquer sa contraction et de s’opposer au passage des larmes et de la matière puriforme. Je ne crains pas d’émettre mon opinjon , et de qualifier les idées de Jannin d’anti-analomiques. ^ ^ Enfin, les modernes ont reporté leur attention sur l’obstruction du canal nasal. Le sentiment qui réunit le plus de partisans est celui qui regarde l’inflammatjon chronique de la membrane muqueuse du canal lacrymal, comme mère des désordres qu’on observe ; elle est d’ailleurs la plus conforme à l’expérience. Cependant les idées des différents](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2236061x_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


