Essai sur l'action et l'emploi du nitrate d'argent fondu (pierre infernale), surtout dans le traitement de la plupart des maladies des yeux : thèse inaugurale présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 16 décembre 1837 / par J.-B. Vigouroux.
- Vigouroux, J.B.
- Date:
- 1837
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Credit: Essai sur l'action et l'emploi du nitrate d'argent fondu (pierre infernale), surtout dans le traitement de la plupart des maladies des yeux : thèse inaugurale présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 16 décembre 1837 / par J.-B. Vigouroux. Source: Wellcome Collection.
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![d’élonnant, quand Ton,sait, d’un côté, que l’altération des glandes de Méïbomius et du sac lacrymal peut déterminer des tumeurs et des fistules, et que, de l’autre, l’on connaît la propriété excitante, irri- tante et révulsive du nitrate d’argent. La méthode de traitement (]ue nous préconisons a sur les autres d’immenses avantages : d’abord, apres avoir poussé une injection émolliente par le point lacrymal inférieur pour reconnaître l’état du canal, du sac et des points lacrymaux, il est facile de porter le remède près ou sur le mal. La cautérisation est peu douloureuse en compa- raison des autres procédés opératoires , et ne produit aucune cicatrice ni difformité. En 3® lieu , le nitrate d’argent, en modifiant les propriétés vitales de la membrane muqueuse, les ramène à leur état normal , et détruit immédiatement et pour toujours l'obstacle ou la cause de l’af- fection ; tandis que les méthodes de dilatation, de perforation avec ou sans canule, n’obtiennent que des cures pallialives. L’ouverture natu- relle ou artificielle disparaît après que le corps (|ui la tenait dilatée a été enlevé. S’il demeure en permanence, il produit une cei taine gène et expose aux ophthalmies. Au reste , les divers moyens thérapeutiques employés sur le canal de l’urètre, soit en cautérisant directement, comme le fait M. Lallemand, soit en injectant, à la manière de M. Seire, viennent corroborer notre opinion. G. Ptérygion. L’excroissance variqueuse de la conjonctive, de forme triangulaire, d’un gris cendré ou rougeâtre, qui se développe ordi- nairement sur l’angle interne de l’œil, d’où elle s’étend sur la cornée, nécessite une opération de dissection très-difficile et meme dangereuse, ou bien le simple déchirement. Or, suivant M. Janson , chirurgien distingué de Lyon , il faut préférer le dernier parti , parce (]u’en disséquant, dit-il, on court ris(juc de blesser la cornée et de donner lieu à des cicatrices le plus souvent opacpies. Dans ce cas, rarement l’on vient à bout d’enlever le ptérygion en totalité. La portion en rapport avec la cornée lui est tellement adhérente , que l’on ne peut l’en séparer; il faut alors avoir recours au nitrate d’argent fondu pour détruire les restes de fragments. H. Adhérences des paupières au globe de VœiL Je ne parlerais pas](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2236061x_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


