Traite d'anatomie comparee des animaux domestiques / par A. Chauveau.
- Auguste Chauveau
- Date:
- 1871
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Credit: Traite d'anatomie comparee des animaux domestiques / par A. Chauveau. Source: Wellcome Collection.
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![c J\ une description toute particulioro. — On la reconnaît, à première vue, au grand déve- loppement de son diamètre transversal, aux dimensions considérables du trou verté- bral et au peu d'épaisseur de son corps. — La face iiitra- racliidienne de celui-ci est divisée, par une crêle transver- sale, en deux parties: l'une, antérieure, garnie d'empreintes ligamenteuses, présente latéralement deux excavations pro- fondes qui logent des sinus veineux ; l'autre, postérienre, lisse ot concave d'un côté à l'autre, forme une surface arti- culaire dans laquelle est reçue l'apophyseodontoïde de l'axis; cette surface tient lieu de la cavité cotyloïde. — La crête inférieure du corps se montre sous la forme d'un gros tubercule. — La tète manque et est remplacée par deux facettes concaves. — Les apophyses articulaires antérieures, ont leur surface de glissement tournée en bas; elles s'unis- sent aux deux facettes précédentes pour constituer deux vastes cavités diai throdiales, qui répondent aux condyles de l'occipital. — Point d'apophyse épineuse; à la place, une surface chagrinée. —Les apophyses transverses, larges, aplaties de dessus en dessous, inclinées en avant et en bas, sont pourvues d'une lèvre épaisse et raboteuse. Elles por- tent, tout à fait à leur base, en arrière, et de chaque côté du trou vertébral, deux larges facettes verticales qui repré- sentent les apophyses articulaires postérieures ; ces facettes, ondulées et confondues avec la cavité articulaire de la face supérieure du corps, répondent à deux facettes analogues de l'axis. Chaque apophyse transverse est percée, à sa base, de deux trous qui la traversent de dessous en dessus : l'un, postérieur, représente le trou tra'chélien des autres vertèbres ; l'autre, antérieur, se continue à la surface ex- terne de l'apophyse, par une gouttière large, profonde et très-courte, se dirigeant de dehors en dedans, et aboutis- sant à un troisième trou qui pénètre dans l'intérieur du canal rachidien. — Ces deux dernières ouvertures, avec le demi-canal qui les réunit, remplacent l'échancrure anté- rieure; la postérieure manque tout à fait. — Enfin, un conduit veineux, inflexe, qui varie dans sa position et dont l'existence même n'est pas constante, traverse les lames de l'atlas en s'ouvrant, d'un côté, dans le canal rachidien, et de l'autre, sous l'apophyse transverse. — L'atlas contient beaucoup de tissu compacte, et se développe généralement par six noyaux d'ossification : deux pour le corps, soudés de très-bonne heure en une seule pièce, et deux pour la partie annulaire; les deux derniers sont des noyaux com- plémentaires qui forment, chacun, une des facettes ondulées postérieures et la lèvre de l'apophyse transverse corres])ondante FiG. 11. — Vertèbres cer- vicales (*).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24756349_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)