Manuel technique et pratique d'anthropométrie crânio-céphalique (méthode, instrumentation) : a l'usage de la clinique, de l'anthropologie générale et de l'anthropologie criminelle / par le Dr. Moriz Benedikt, traduit et remanié avec le concours de l'auteur par le Dr. P. Kéraval ; ouvrage précéde d'une préface par de M. le professor Charcot.
- Moritz Benedikt
- Date:
- 1889
Licence: Public Domain Mark
Credit: Manuel technique et pratique d'anthropométrie crânio-céphalique (méthode, instrumentation) : a l'usage de la clinique, de l'anthropologie générale et de l'anthropologie criminelle / par le Dr. Moriz Benedikt, traduit et remanié avec le concours de l'auteur par le Dr. P. Kéraval ; ouvrage précéde d'une préface par de M. le professor Charcot. Source: Wellcome Collection.
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![•10 MANUEL D ANTlIKUl'UMKTKIli CUANIO-CKPHALIOl'E. rolalion dans lare de cercle le plus iiilerieiir de riiisiriiiiieiil. Au moyen de Turc de (;ei'cle le [dus élevé du eraido-lixaleui-, le crâne est amené à une rotation ([ui donne aussi exactement que possible le parallélisiue de sa hase avec un des longs côtés ou c(jlés longitudinaux du cadre (V. lig. 13). On amène alors le télescope en suivant l'un des côtés (jui mesin-ent la longueui-du châssis, vis-à-vis de la l)ase du crâne (V, lig. 13: seulement, dans cette ligure, le téles- cope se trouve à une autre phase de la mensuration du môme plan). On essaye déplacer, sur une ligne, au moins trois des points de la base qui, occupant le plan médian antéro-]»ost('rieui-, soient à une certaine distance les uns de> autres; on y arrive en Taisant toui'iier le crânio-hxateur autour de Taxe aiit('ro- postérieur et de Taxe transverse, ainsi (pren visant à laide de la lunette haussée ou descendue, selon le besoin, et déplacée le long des côtés longi- tudinaux du cadre, sans que son axe optique cesse de demeure)' horizontal. On promène, dans les mêmes conditions, le télescope le long des ([uatre côtés du châssis, et l'on observe si les points du plan médian anléro-postérieui qui appartiennent aux trois faces antérieure, supérieure, postérieure, occupent un même plan horizontal dans rorientation indiquée. Tant qu'il n'en est point ainsi, on corrige la situation du crâne, à l'aide des axes du cranio-fixateur dont nous avons parlé plus haut, jusqu'à ce que l'on ait rempli la condition d'introduire, sur un seul et même plan horizontal, le plus possible de points antéro-postérieurs, c'est-à-dire jusqu'à ce que, pour une hauteur déterminée de la lunette télescopi(iue, par des déplacements gradués de l'instrument com- binés à des rotations crâniennes convenables, on arrive à faire coïncider tous les points du plan médian antéro-postérieur avec le prolongement de l'axe optique de la lunette, ordonné suivant l'horizontale. Comme, dans le nouveau cranio-lixateur, les axes eux-mêmes demeurent per- manents, toute rotation n'a lieu que dans un sens déterminé; il en résulte que la découverte du plan médian antéro-postérieur, d'après sa définition théorique et son maintien sur une ligne horizontale, sont inihiiment accélérés. On n'a plus maintenant qu'à tracer, sur le crâne, ce plan médian antéro- postérieur à l'aide du cranio-épigraphe (V. fig. 10, p. 93), sous le contrôle de la lunette et de l'échafaudage télescopiques, en introduisant dans le prolonge- ment de l'axe optique la pointe du tire-ligne, et en la promenant tangentielle- ment à la surface du crâne, tout autour de sa paroi qu'elle affleure (V. fig. 25). On peut, naturellement, à des distances choisies quelconques, tracer une série de plans parallèles à celui-là ^ Abordons le plan du regard ou plan visuel de Broca. On place le télescope vis-à-vis de la face, tournée du côté du cadre des largeurs comme dans la figure 13, et, maintenant l'axe optique de la lunette horizontal, on cherche avant tout le plus grand diamètre qui mesure la hau- teur de l'entrée de la cavité orbitaire; actuellement, dans la situation actuel- lement occupée parle crâne, ce diamètre se trouve horizontal. On l'obtient eu déplaçant la lunette verticalement le long de la colonne prismatique qui la supporte, de façon à l'amener, dans la région de l'œil, à la hauteur d'ordinaire occupée par le diamètre. Ce qu'il faut savoir, c'est si l'on a réellement trouvé le diamètre maximum d'élévation. Dans ce but, on déplace l'appareil télesco- pi(pie le long du côté étroit du cadre, on mesure ainsi la distance qui sépare le point auquel appartiendrait la situation la plus élevée si le crâne avait son diamètre médian antéro-postérieur vertical, du point le plus bas, et l'on se rend ainsi compte de ce qu'on a trouvé ; on voit, en un mot, si l'on possède réellement le diamètre maximum d'élévation de l'orifice orbitaire ou s'il existe 1 On peut toujours ctToctucr cetli- scH-ic dn Iracps ?ur le cràiic eu reuiplaraut le télescope el In point d'entrc-croispuicut des de la mire parla pointe du rrAnirt-épigraphe, pauf à conlnMer ensuite l'exactitude des op'râlions à l'aide delà liini-tte ; le eontrùle se.xéeute après eoup avec aisance et promptitude.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2144481x_0130.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)