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Credit: Elements of the philosophy of the human mind / by Dugald Stewart. Source: Wellcome Collection.
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![lie ce meme 2cl volume de vos Elem. of the Phil. &c.—Ce qu’il y a de singulier, c’est qu’encore ici, j’ai lieu de croire que notre dis- sentiment est moins reel qu’apparent, et que la controverse sur ce point n’est pas moins verbale que sur l’autre, peut-etre plus, ou du moins plus evidemment telle. La chose vaut la peine d’etre edaircie.—Et d’abord, vu la distance qui nous separe, oserois-je vous prier de relire ici ce que je dis a la page viii et ix de ma preface a la traduction de votre premier volume. Vous y verrez que je n’etablis aucune difference entre nous' relativement a la nature des causes physiques.* En citant a lap. 311-]' du 2d vol. les deux phrases aux quelles vous reduisez mes opinions a ce sujet, il vous a echappe que la premiere de ces phrases etoit modifiee par celle qui la suit et que vous avez omise. Cette^ modification est tout-a-fliit essentielle. “ Si 1’on analyse le mot “force ou cnergie, et qu’on se borne aux causes naturelles ; on “ verra que cela signifie que l’effet suit constamment la cause par “ quelque loi de la nature.” Dans mes cours d’enseignement, j’insistc beaucoup sur cette definition, a laquelle je ne crois pas que (dans vos idees telles que je les connois) vous ayez rien a objecter. Elle presente en effet le meme caractere des causes physiques que Hume et vous; et elle repond en meme temps a une difiiculte de Reid, tres-fondee si on n’y met aucune limite. Est-il besoin avec vous de details et d’exemples ? Je ne le pense pas. Cependant la crainte d’etre obscur me fera ajouter un mot. A la nouvelle lune de Mars, les Mahometans se tiennent prets a voir, et des qu’ils l’aperijoivent ils jettent un cri. Ce cri est bien * The passage here referred to by M. Prevost is as follows: “ Je n’entend pas totitefois sonscrire implicitement a toutes les opinions de Vautenr. Je me suis prescrit dans cette traduction de rendre fidelement ses pens6es, et je n’ai pas cru devoir toujours lui opposer les miennes, dans les cas rares on je ne me trouvois pas d’accord avec lui. J’en donnerai un seul exemple. L’auteur envisage comnie contraire aux principes d’line saine phi- losophic la recherche de la cause 011 du mdcanisnie de la gravitation. Ceux qui out coimoissance des travaux entrepris et executes par G. L. Le Sage sur cette maticre, savent qu’uiie telle recherche est compatible avec la 1116- tlio-le philosophique la plus ligonreuse. Je suis pleiuement d'accord avec JYI. Stew,nt, quaut a la regie g6n6rale a laquelle cette maxime particuliere se rappoi te. II y a une limite, que le philosophe doit reconnoitre, et audcla de laquelle il ne doit pas pousser ses recherches. Mais je differe sur la place oii cette limite doit etre pos6e ; en convenant toutefois, que la recherche du m£- cauisme de la gravitation a etc I’occasion d’line multitude d’erreurs, et que c’est un veritable ecueil'qui doit &tre soigneusement 4vit6 par ceux qui d6butent dans la carrier?, des sciences philosophiques. Quoique cette question soit tres intdressante en physique, die l’est moins en mdtaphysique, on plutht en logique; puisque dans cette derniere science ce n’est qn’uu exemple d’une regie qui a beaucoup d’applications. Par cette raison, je m’abstiendrai d’entrer ici dans la discussion de ce point contests.” t Page 329 of this edition. P p VOL. II.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28041604_0613.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)