Dictionnaire des nomenclatures chimique et minéralogique anciennes comparées aux nomenclatures chimique et minéralogique modernes d'après les ouvrages des chimistes et le traité de minéralogie de Mr. Hauy. Anquel on a joint trois tableaux synoptiques destinés à offrir les principaux caracteres de corps simples, et un quatrième tableau qui présente les caractères des acides ... Avec trois planches pour les signes chimiques ... / [L.J. Sevrin].
- Sevrin, L. J.
- Date:
- 1807
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Credit: Dictionnaire des nomenclatures chimique et minéralogique anciennes comparées aux nomenclatures chimique et minéralogique modernes d'après les ouvrages des chimistes et le traité de minéralogie de Mr. Hauy. Anquel on a joint trois tableaux synoptiques destinés à offrir les principaux caracteres de corps simples, et un quatrième tableau qui présente les caractères des acides ... Avec trois planches pour les signes chimiques ... / [L.J. Sevrin]. Source: Wellcome Collection.
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![[Troisième Tableau). TABLEAU DES SUBSTANCES ALKALINES ET TERREUSES, AVEC LEURS CARACTÈRES PRINCIPAUX. ESPECES. COULEURS. CARACTERES ESSENTIELS. i Blanche L’Yttria... •• Blanche Magnésie,. Composés. Chaux.. Ammoniaque Baryte.., Douce sous le doigt ; happant à la langue ; pre- nant Beau avec avidité, et s’y délayant. Voy. Chaptal.J Insipids) happant à la langue. j Elle estrudean toucher; elle use et raye les ^ métaux- . Poussière fine, douce, iusipide NOMS des auteurs des DÉCOUVERTES. Vauquelin.. PROPRIETES CHIMIQUES, SUBSTANCES D’OU ON LES RETIRE. Contenue en très-grande quantité dans les ar- giles , les glaises, les schistes, les siéatites, etc. Durcissant au feu; s’unissant à la plupart des acides, avec lesquels elle for- me des sels astringens; se séchant en feuillets ; prenant une grande durcit par son mélange avec l’eau et la silice. Très-soluble dans les espèces d’ali kalis fiscs nommés potasse et soude. : Inaltérable à l’rir ; ne s’unissant qu’à l’hydrogène sulfuré parmi les combusi Elle a été trouvée dons le béril et Ücmeraude. On tibias; insoluble dans l’eau, formantavcc ce liquide une pâte sans liant; don* f la sépare de l’alumine , avec laquelle elle se trou- nant avec les acides des sels sucrés ; plus attirée par les corps que l’alumim} / ye confondue dans ces deux pierres par le carbo- et la zirconc , qu’elle en sépare. . . * nate d’ammoniaque. Klaprotli., Elle est Jcgèrc, friable, amiliforme, insipide, . i . . . , l Black., uu peu tfo'U'e ou palais ; n ayant point de saveur r sensible sur la langue f Savent âcre, chaude, presque caustique , désa- ( gréable ci gréable et urineuse. Savent éminemment âcre et caustique; odeur Blanche / vive «pénétrante, stimulant, fortement les fosses nasal» D’tmc-irès-gran.f de blancheur étant pure. Chaptal ^ Simples E«A Tc1‘a*' c. V. \ masse pàr< f l’air ; abit isiant les couleurs bleues des végétaux ; reuse , âcre et brûlante ; cfflorcsccntc à iOtbani l'eau avec sifflement Sous forme sèche, solide , quelquefois rrislal- Blanchc liséc en prismes canes comprimés; saveur âcre ► et caustique, rongeant la peau Sous forme sèche, solide cl cristallisable ; sa- ) veur âcre et caustique. Klaproth.... Ç Insoluble dans les alkalis caustiques ; distinguée par là de l’alumine et d^ ^ 1794 * • / ghicine ; précipitable de scs sels astringens ou un peu sucrés, par l’acid* ' J oxalique et le prussiatc de potasse ; plus attirée par quelques acides que 1» | { glucinc; précipitée comme les autres terres ; par l’ammoniaque. . . . d fEllc est infusiblc ; indissoluble dans l’eau et dans la plupart des ’ I acides. Bergman avait annoncé que l’eau pouvait la dissoudre , et Kirwan I I a prétendu que 10,000 partie d’eau peuvent en tenir une de silice en dis*. I solution , à la température de l’atmosphère, et peuvent même se charger ' | d’unie plus grande quantité, si on élevait la température de ce liquide. Voyl . ' Chaptal, tome II, page i4- Soluble par les alkalis^à un grand feu, et for»- I maui avec eux le composé coduu sous le nom de verre. Sa pesanteur spé» | cifîquc est de 2,65 Infusiblc au chalumeau ; demi-fusible au feu de forge ; devenant par-là ' grise, dure étincelante , rayant le verre, et pesant quatre et un tiers plus i que l’eau; inaltérable à l’air ; formant avec l’eau, qnaud elle est divisée , e gelée couleur de corne blonde ; ne s’unissant à aucun corps combusti-- | ble : pen soluble dans les acides, s’y dissolvant bien dans l’état de pous- dans les alkalis fixes ; formant d’ailleurs avec les acides des sels différons ] . de ceux de la glucinc, de l’alumine et de l’yttria Elle verdit le sirop de violette et les fleurs de mauve : infusible ; se res- serrant an peu et devenant phosphoriqne par la chaleur; inaltérable par l’air; et ne s’unissant que très-difficilement au phosphore, au soufre et I l’hydrogène sulfuré ; insoluble dans l’eau , ne formant avec elle qu’une pâ peu liante ; s’unissant à tous les acides, et donnant avec eux des sels près- 1 que toujours amers, très-dissolublcs et déliqucscens. Elle sert en pharmacie I pour dissoudre ou suspendre dans l’eau le camphre, l’opium, les résines [ et gommes-résines ; faisant dans la nature un des principaux matériaux cons- tituans des pierres nommées sténtitcs, ardoises, amiantes, «c. Sa pesantcur . spécifique est de 2,33. Kirwan- , Elle verdit fortement la couleur des raves, des mauves, des violettes; elle est infusiblc au plus grand feu , attirant l’eau atmosphérique, qui la divise, la fendille, la gonfle , çl la blanchit dans son extinction à l'air; s’échaufTaut beaucoup avec l’eau, en dégageant une très-grande, quantité de calorique dans son extinction à sec, c’est-à-dire par une petite quantité de ce liquidé ; souvent phosphorescente dans cette extinction ; se dissolvant dans moins d 6on parties d’eau, et formant un liquide âcre , ujineux , qu’on nomme cou Trouvée dans une pierre d’Yttcrli en Suède ; faisant plus du tiers de cette pierre. On la trouve abondamment dans le sable , le quartz , le silex , l’ngathc , le jaspe, le grès, et la plupart des pierres scintillantes, dont elle fait la base. Trouvée dans le jargon de Ceylan et l’hyaciu- thc. On l’obtient précipitée du sulfate de magnés naturel par les'alkalis, La chaux est une des terres les mils abondantes dans la nature ; elle forme une portion considérable • - • • » , des montagnes secondaires : continuée dans son de chaux ; attirant dans l’état de dissolution, l’acide carbonique de l’atrnds- \ t:,al salin ? avcc pacide carfôniqfie; extraite de i phère, et formant à sa surface une croûte de craie, improprement nommée crème de chaux ; se troublant et se précipitant par l’air expiré du poumon ; s’unissant bien au phosphore par la chaleur, et donnant un phosplturc rouge qui pétille en donnant du gaz hydrogène phosphoré, quand on le jette dansl’eau; sc combinant aussi avec le soufre, et avec tous les acides ; formant des (sels calcaires , tantôt insipides et indissolubles ayant l’apparence pier- reuse , tantôt très-àcrcs et uès-dissolublcs, suivant la diversité des acides. . L’ammoniaque est un des fluides élastiques qui ont le plus d’affinité pour le calorique. U diffère des quatre alkalis suivons par sa forme de gaz dissout dans le calorique ; par celle de liquide , lorsque ce gaz est condensé dans i l’cao ~ par l’impossibilité de lui donner la forme solide, puisqu’il ne com- j I mencc à cristalliser qu’à un froid de /jo degrés au dessons dco ; par sa dissolii- I bilité dans l’air ; par sa décomposition connue à l’aide de l’étincelle élec- ' . trique, des oxides métalliques , des acides nitrique et muriatique oxigedé. I II est composé d’une partie d’hydrogène et de cinq parties d’azote ; décfflt- | vert par Bcrtholct. Il verdit les couleurs bleues des végétaux ; il se comble f trèsTacilemcnt avec les acides, et agit rapidement sur les sels neutres ; il n’agit nullement oui' le CiùTJuùe, le soufre et le pliospliorc , comme U] lutlvs alkalis r Elle verdit fortement les couleurs bleues végétales; sa pesanteur est à celle ' de l’eau comme \ est à i. Elle est fusible au chalumeau ; à l’air humide clic . se gonfle, sc boursoufle, blanchit, et s’éteint plus vite que la chaux très- I vive; elle acquiert un cinquième de poids dans cette exliuction rapide: uniy avec le phosphore , elle donne par la chaleur un phosphure brun ; elle I est également fusible avec le soufre , en uuc masse d’nn jaune-rouge, très- ! soluble. Elle bouillonne et s’échauffe vivement avec l’eau qu’elle solidifie, I et avec laquelle elle cristallise en filets soyeux. Elle est soluble dans vingt I I parties d’eau froide et dans deux d’eau bouillante ; elle cristallise par le r froidissement en longs prismes à quatre pans efflorcsccns à l'air , elle s’unit à tous les acides, et y adhère plus que toutes les autres hases. . . . . f EH: verdit les couleurs bleues des végétaux; soluble dans la moitié des , «J poids d’eau ; attirant l’acide carbonique de l'atmosphère ; s’unissant au sou- I fre , à quelques oxides métalliques et avec tous les acides, auxquels elle ad- t. hère moins que la baryte et plus que les autres alkalis ce composé naturel nommé craie .ou pierre cal cairc, par l’action du feu ou de la chaleur. Ou l’obtient des substances animales à l’état de putréfaction ; dans les laboratoires chimiqii on le retire du muriale d’ammoniifqnc traité avei la chaux. Elle n’existe jamais pnre dans T a nature, ma combinée le plus souvent avec les acides carbon i que ou sulfuriques. Elle provient de la cendre de bais , calcinée On l’avait autrefois regardée connue un des ma- tériaux exclusifs des végétaux mai* Klaproth c! * Vauquelin l’ont trouvée dans phi'icurs pic sur-tout dans la Ieucite , le feid-spath et quel produits des volcans. 1793.. Uc verdit les coulcnrs bleues végétales; clic diffère de la potasse, en ce I . qu’elle forme des sels tous differens, avec les acides, que la potasse ; plus | vitrifiable avec la silice, clic sc dessèche plus vile à l’air ; clic forme des ! t savous solides avec les huiles, et cède à la potasse l’acide avec lequel elle i : trouverait unie; mais elle ressemble à la potasse par sa forme, sa caus- | licite , sa fusibilité, sa déliquescence, etc La Btrontianc fut confondue avec la baryte , mais elle en diffère, i°.par I une forte phosphorescence étant pénétrée du ftn; 20. par sa dissoluhifilébeau- j coup moindre, puisqu’il faut au moins deux cents parties d'ean à 10 degrés pour la dissoudre ; 3°. par son attraction beauconp plus faible pour les / cidcs, puisque la baryte , la potasse et la soude l’en séparent ; enfin par la I * couleur rouge purpurine qu’elle donne à la flamme lorsqu’eUe y est mêlée. Retirée des plantes marines ( salsola kali, sal- sola soda), parleur incinération Découverte dans un fossile de^tronlian en Ecosse, d’où elle lire son nom ; combinée dans la nature avec les acides carbonique et sulfurique ; clic existe aussi dans la moniague de Montmartre , près de Paris.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22033440_0259.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


