Étude clinique sur le pouls lent permanent avec attaques syncopales et épileptiformes : thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le 20 mai 1879, à 2 heures / par Amédée-René Blondeau ; président de la thèse M. Charcot ; juges MM. Brouardel, Rigal et Humbert.
- Blondeau, Amédée-René, 1848-
- Date:
- 1879
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Credit: Étude clinique sur le pouls lent permanent avec attaques syncopales et épileptiformes : thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le 20 mai 1879, à 2 heures / par Amédée-René Blondeau ; président de la thèse M. Charcot ; juges MM. Brouardel, Rigal et Humbert. Source: Wellcome Collection.
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![Observation X [inédite] (1). Ralentissement permanent du pouls. — Attaques épileptiformes. — Mort subite. Faug..., Rose-Françoise, 72 ans, admise à la Salpêtrière en 1369, entrée à l’infirmerie le 8 février 1867, n° 12, salle Saint- Jacques. (Service de M. Charcot.) Cette malade a déjà fait plusieurs séjours à l’infirmerie, le dernier date de mars 1866; à cette époque, elle y serait entrée pour un étourdissement suivi d’une chute sur la face, chute qui avait occasionné une ecchymose des deux paupières. Dès ce moment, on avait noté la lenteur du pouls de la malade, 32 à 33 pulsations par minute. Antécédents. — Ophthalmie dans l’enfance ; varioloïde à six semaines,? n’était pas vaccinée : abcès de la cuisse à dix ans; pas de convulsions, point de chorée. A 14 ans, les règles se sont établies facilement et régulièrement. Ménopause a 50 ans. Mariée à 19 ans. A eu 9 enfants et fait 3 fausses couches. (Une fille est morte à la Salpêtrière âgée de 28 ans; trois autres sont morts jeunes, cinq survivent. Une fille aurait une affec- tion du cœur et serait sujette à des douleurs dans les jointu- res.) Vers l’âge de 35 ans, douleurs dans les genoux d’abord, puis dans les autres jointures. Le séjour au lit fut de quinze jours à trois semaines environ. A partir de cette époque, elle fut sujette, pendant plusieurs années, à des douleurs dans les articulations, principalement dans celles des genoux. Jusqu’en 1866 environ, celles des mains et des doigts sont restées indemnes. Parfois ces douleurs devenaient très-vives et fa forçaient de garder le lit pendant une quinzaine dejours. Pas de complications cardiaques lors de la première et princi- pale attaque de rhumatisme. Jamais on n’a appliqué de vésicatoire à la région précor- diale. La malade prétend que, dès sa première attaque, on lui auraitdit qu’elle avait le pouls lent.Elle dit également n’a- voir jamais habité d’endroit humide,mais son état, marchande à la halle, l’exposait à des refroidissements très-fréquents; (4) Observation rédigée d’après les notes recueillies par MM. Bouchard él£66), Bourneville (1868) et Michaud (1870). • -](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22291829_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)