De la mentulagre; ou, Mal français / par Joseph Grünbeck ; traduit par ... A. Corlieu.
- Joseph Grünpeck
- Date:
- 1884
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Credit: De la mentulagre; ou, Mal français / par Joseph Grünbeck ; traduit par ... A. Corlieu. Source: Wellcome Collection.
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![Ce qu’on cherchait dans la chimie, c'était la pierre philosophale, cette panacée universelle qui devait procurer santé et richesse et qui avait, croyait-on, la puissance de transformer les métaux en or par la fusion. De là, plusieurs étymologies du mot chimie. Suidas, lexicographe grec qui vivait vers le xc siècle, le définit ainsi : yr^elct, y] tgj apyèpcj xal ypJ7crj v.7.-y.j'/.z'jTi (Chimiej préparation d’or et d’argent). Précédé de l’article arabe al, ce mot est devenu mie. D’autres croient que le mot chimie dérive de yi<j): je verse, je fonds, par allusion à la fusion des métaux. Quant à l'étymologie du mot yyyiq, chyme, il n’y faut pas songer : le chyme est tout à fait étranger à la science de transformation yryd?., Mais il n’était guère possible de chercher la trans- formation des métaux en or, sans mêler à ces recherches quelques croyances mystiques, une sorte d’initiation venant d’en haut, de la sphère céleste. C’était l’astrologie appliquée à la chimie. Cette secte abondait naturellement en illuminés. La magie et la Kabbale formaient, pour ainsi dire les bases de cette doctrine. La magie était l’ensemble des connaissances enseignées par les mages, qui étaient à la fois prêtres, médecins, législateurs des peuples de l’Orient. La Kabbale ou Cabale, dérivant d’un mot hébreu](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24858043_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)