Volume 1
Histoire générale et particulière des anomalies de l'organisation chez l'homme et les animaux, ouvrage comprenant des recherches sur les caractères, la classification ... les lois et les causes de monstruosités, des variétés et vices de conformation, ou traité de tératologie / [Isidore Geoffroy Saint-Hilaire].
- Isidore Geoffroy Saint-Hilaire
- Date:
- 1832-1837
Licence: Public Domain Mark
Credit: Histoire générale et particulière des anomalies de l'organisation chez l'homme et les animaux, ouvrage comprenant des recherches sur les caractères, la classification ... les lois et les causes de monstruosités, des variétés et vices de conformation, ou traité de tératologie / [Isidore Geoffroy Saint-Hilaire]. Source: Wellcome Collection.
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![cVun même embranchement qu’un seul et même animal, et h distinguer , au milieu des diversités infinies qu’y intro- duisent le sexe, l’âge, l’espèce , ce fond commun dont la nature , fidèle à l’unité, ne consent presque jamais à s’écar- ter. Ces idées grandes et ingénieuses appartiennent essen- tiellement à notre époque : les travaux contemporains en ont seuls donné la démonstration, quoiqu’elles eussent été pressenties et admises par avance sur de vagues observa- tions par Aristote et quelques modernes, et quoiqu’on eût pu au besoin les concevoir a priori : car, si le créateur est un , pourquoi la création ne serait-elle pas une ? La possibilité de ramener les monstres au type commun, était une déduction nécessaire et facile, un corollaire in- dispensable de la théorie de l’unité de composition or- ganique. Lorsqu’on reconnaissait que des classes entières du règne animal sont établies sur un seul et même type, il devenait difficile et presque absurde d’admettre l’exis- tence de plusieurs types dans une seule et même espèce. Cependant il ne suffisait pas d’établir théoriquement un fait aussi important; et, d’ailleurs, la doctrine naissante de l’unité de composition, bien loin de pouvoir servir de base à d’autres théories 9 réclamait elle-même encore û cette époque de nouvelles preuves. L’anatomie philosophique ne devait donc que poser la question. Une solution fut de- mandée à l’embryogénie, et celle-ci répondit par la Théorie de i1 2 3arrêt (1) et du retardement (2) de développement. (1) Voyez Meckel , Handbuch der pathologischen Anatomie , t. I. (2) Voyez Geoffroy Saint-Hilaire , Philosophie anatomique, t. IL — .T’aurai plus tard à citer un grand nombre d’auteurs qui ont adopté ]a Théorie de l’arrêt et du retardement de développement, et plusieurs qui l’ont étendue et perfectionnée. Mais je dois dire dès à présent que l’idée qui lui sert de base, avait été entrevue et indiquée pour quelques cas particuliers par Haller, par Gaspard-Frédéric Wolf, I. 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29331031_0001_0037.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)