Des maladies puerpérales observées à l'hôpital Saint-Louis en 1867 : considérations sur leur étiologie / par Émile Thierry.
- Thierry, Émile.
- Date:
- 1868
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Credit: Des maladies puerpérales observées à l'hôpital Saint-Louis en 1867 : considérations sur leur étiologie / par Émile Thierry. Source: Wellcome Collection.
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![malade; elle donne à la main la sensation d'une chaleur acre et mor- dicante. Dans les quelques heures qui précèdent la mort, la peau . se couvre d'une sueur froide et visqueuse, les extrémités deviennent violacées. Tube digestif. — L'état de la lanj^ue ne nous a présenté rien de caractéristique. Le plus souvent humide et l)lanche au début, elle rougit ensuite et se sèche à la pointe, puis la rougeur et la séche- resse s'étendent à tout l'organe.Lasoifest habituellement vive, l'ano- rexie complète. Nous avons constaté, une seule fois, du muguet dans la bouche et dans le pharynx. Si j'excepte une première malade qui n'a pas eu de vomisse- ments (obs. 10), et une seconde qui eu a eu seulement deux (obs. 9), toutes les autres femmes ont eu des vomissements abondants. Ils se sont montrés à une époque plus ou moins éloignée du début suivant la forme de la maladie. Dans la péritonite générale d'emblée, nous les avons observés dès la lin du premier jour ou dès le deuxième jour; dans la péritonite primitivement localisée, nuls tant que la phlegmasie est restée limitée dans l'excavation, nous les avons vus apparaître lors de sa généralisation dont ils ont été un des meil- leurs indices. Les malades commencent par vomir après avoir bu, les vomisse- ments sont aqueux et laissent déposer un mucus verdàtre, puis leur fréquence augmente, ils viennent et provoqués par la toux, par l'ingestion des liquides et spontanément ; la quantité de bile qu'ils contiennent devient plus considérable, ils ressemblent à de l'eau d'épinards, ils sont porracés. Les vomissements porracés n'arrivent que dans les derniers jours de la maladie et indiquent un état des plus graves. Ils cessent habituellement dans les quelques heures qui précédent la mort. D'abord très-péni])les et douloureux, nécessitant une contraction énergique des muscles abdominaux, ils sont de plus en plus faciles, viennent enfin sans efforts comme par régurgitation. Ils sont précédés de nausées, d'envies de vomir, de renvois ; le hoquet ii manqué dans la moitiiî des cas, son existence ne m'a point paru liée à celle d'une péritonite épigastrique. Une malade a rendu deux lombrics. Dans un seul cas ^obs. lo), la diarrhée existait avant le début des](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22295239_0102.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)