Des maladies puerpérales observées à l'hôpital Saint-Louis en 1867 : considérations sur leur étiologie / par Émile Thierry.
- Thierry, Émile.
- Date:
- 1868
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Credit: Des maladies puerpérales observées à l'hôpital Saint-Louis en 1867 : considérations sur leur étiologie / par Émile Thierry. Source: Wellcome Collection.
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![liuer celle-ci à ces causes seules; car, comme le fait remarquer M. Depaul {]), on observe ces mêmes phénomènes au même degré chez les femmes qui n'ont pas de péritonite, dont le ventre est souple et plat jusqu'à la ûn. 11 y a avant tout, un trouble profond de l'hématose. Altération des traits. — Pendant le frisson, les traits sont altérés, les yeux légèrement caves, les lèvres violacées, la face exprime une souffrance, une anxiété profondes ; mais survient la période de l'éac- tion et ces caractères disparaissent, la face s'anime. Pendant la pre- mière période, quand les douleurs sont vives, elle est comme revenue sur elle-même, elle semble diminuée de volume, les yeux s'enfon- cent dans l'orbite, le nez s'effile ; survient-il des douleurs plus aiguës, cette altération des traits s'accentue davantage, la face se grippe. Dans la deuxième période, elle est immobile, le regard est éteint, la physionomie exprime un état d'oppression, d'indifférence complète ; la peau est jaunâtre, terreuse, mais les sclérotiques ne sont pas ictériques, les yeux s'enfoncent de plus en plus dans l'orbite, s'en- tourent d'un cercle noir; les lèvres et les joues sont violacées, et la mort arrive. Chez plusieurs malades, c'est dès le début même que le regard devient fixe, que la face est sans expression, que la peau est marbrée, plombée. Troubles cérébraux. — Ils ont été nuls ou peu marqués. Quelques malades étaient légèrement agitées, parlaient seules, remuaient con- tinuellement dans le lit. se levaient ; à l'agitation, au délire loquace, succédait un état d'assoupissement alternant d'abord avec les sym- ptômes précédents, puis restant seul jusqu'à la fin ; plusiem-s se trouvaient mieux, voulaient sortir, demandaient à manger, et comme l'a constaté M. Hervieux, ce délire de l'estomac précède de près le délire cérébral. Dans im cas de fièvre puerpérale insidieuse, nous avons trouvé des hallucinations de la vue et de l'ouïe. Malgré ces troubles divers des facultés intellectuelles les réponses étaient nettes et précises, la connaissance habituellement entière jusqu'à la fin. Le sommeil était souvent troublé par les douleurs aljdominalcs et par l'agitation qui venait principalement pendant la nuit. Vi) Depaul, Loc. cit. page 37.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22295239_0106.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)