Des maladies puerpérales observées à l'hôpital Saint-Louis en 1867 : considérations sur leur étiologie / par Émile Thierry.
- Thierry, Émile.
- Date:
- 1868
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Credit: Des maladies puerpérales observées à l'hôpital Saint-Louis en 1867 : considérations sur leur étiologie / par Émile Thierry. Source: Wellcome Collection.
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![dieusc, le diagnostic en a été très-difficile, les symptômes abdomi- naux et digestifs ont été ù peine marqués et ont varié avec chaque malade; les symptômes généraux seuls, la fréquence et la petitesse du pouls, les trou]>les céréliraux, lexpression de la face nous ont indiqué la gravité de l'affection puerpérale sans nous renseigner sur sa nature intime. J'ai rapporté plus haut une observation de diathèse purulente chronique et nous avons vu que la maladie s'était terminée par la guérison. Déjà, en 1866, dans le service de M. Potain, j'avais pu suivre de près un cas semblal)le, chez une jeune fdle qui fut prise d'une péritonite grave dans les premiers jours des suites de couches, en même temps que les symptômes du côté du ventre allaient en s'améliorant, se développaient de nombreux abcès dans le tissu cel- lulaire sous-cutané, dans l'espace de cinq à six mois cette malade a eu plus d'une soixantaine d'abcès, la plupart peu volumineux, son amaigrissement était devenu excessif et cependant elle est sortie guérie de l'hôpital Necker. Dans la thèse de M. Charles Hélot (1), j'en trouve un nouvel exemple également suivi de guérison : « J'ai pu observer pendant une épidémie qui sévissait à l'Hôtel-Dieu de Rouen, une femme qui, après avoir présenté quelques symptômes du côté du ventre, qui cédèrent assez rapidement, eut dans l'espace de six semaines ou deux mois, quinze ou vingt abcès sous-cutanés, dont le plus gros ne dépasse pas le volume d'un œuf de poule. On crut un moment qu'elle succomberait à la colliquation, qui s'était emparée d'elle, mais elle se remit peu à peu et sortit guérie après une longue con- valescence. » M. Métivier (2) donne dans sa thèse l'observation d'une femme qui, après avoir eu des symptômes de péritonite, fut atteinte d'arthrites multiples dans les articulations de la main, et de suppurations nombreuses dans le tissu cellulaire de la fesse et des membres supérieurs et inférieurs. Autre fait emprunté à M. Sicffer- mann (3)': Une femme prise de péritonite, vit ceUe-ci s'améUorer, (1) Charles Hélot, De la fièvre puerpérale. Thèse, Paris, 1888, pagei2i. (2) Métivier, Aperçu sur la nature do la fièvre puerpérale, thèse. Paris, -18G0. (3) Sioiïcrman, thèse citée. Strasbourg, 62.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22295239_0108.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)