Des maladies puerpérales observées à l'hôpital Saint-Louis en 1867 : considérations sur leur étiologie / par Émile Thierry.
- Thierry, Émile.
- Date:
- 1868
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Credit: Des maladies puerpérales observées à l'hôpital Saint-Louis en 1867 : considérations sur leur étiologie / par Émile Thierry. Source: Wellcome Collection.
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![Multipares. 18 à 2-2 ans, 503 accouchements, I I décès par fièvre puerpérale, 1 sur 46 23 26 ans, 2,410 — 29 — — 1—48. 27 à 3oans,2,967 — 74 — — i — 40. 36 à 53 ans, 903 — 27 — — 1 _ 33] On voit que les variations Je la mortalité sont très-grandes, sui- vant que la femme est primipare ou multipare. C'est de 23 à 26 ans que la mortalité atteint son minimum, et à cette époque elle est d'un quart moins élevée chez les multipares. L'âge le plus avancé a sur la mortalité une influence plus grande que la jeunesse, et cette in- iluencc est plus marquée quand la femme est primipare. Santé antérieure à la grossesse. — En divisant les constitutions en fortes, moyennes et faibles, M. Lasserre (1) a trouvé une mortalité d'autant plus grande que la constitution était plus affaiblie. Ces résultats n'ont pas été confirmés par les recherches ultérieures. M. Hervieux (2) sur 190 malades en a trouvé 149 jouissant d'une bonne constitution, et 41 seulement dont la santé était faible ou dé- tériorée par la misèi'e, les privations, les maladies. Après avoir indi- qué quelles étaient les aûections antérieures accusées par ces 190 malades, après avoir montré que les femmes qui viennent accoucher dans les hôpitaux sont loin d'être toutes maladives ou dans des con- ditions de santé déplorables, il ajoute : « J'ai souvent, au contraire, surtout dans les années épidémiques, été frappe de la fraîcheur, de l'embonpoint, de la constitution robuste de la plupart des femmes qui sont emportées par le fléau puerpéral, tandis que les plus grêles, les plus débiles sont respectées ou résistent aux accidents dont elles sont atteintes. » M. Guyon (3) partage la même opinion, il n'attri- ])ue aucune valeur à l'état de santé antérieure; « chaque jour, en effet, on voit le fléau frapper les femmes dont la sauté est bonne, épargner celles qui sont chétives. » (1) Lasserre, Recherches cliniques sur la fièvre puerpérale faites h la Maternité. Thèse, 1842. (2) Hervieux, loc. cit., page 25. (3) Guyon, Revue critique, Arch, gén.de méd., G série, 7' volume, 1866.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22295239_0122.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)