Volume 1
Journal des observations physiques, mathematiques et botaniques, faites par l'ordre du roy sur les Côtes orientales de l'Amerique méridionale, et dans les In de occidentales, depuis l'année 1707 jusques en 1712 / Par le R.P. Louis Feuillée.
- Louis Feuillée
- Date:
- 1714-1725
Licence: Public Domain Mark
Credit: Journal des observations physiques, mathematiques et botaniques, faites par l'ordre du roy sur les Côtes orientales de l'Amerique méridionale, et dans les In de occidentales, depuis l'année 1707 jusques en 1712 / Par le R.P. Louis Feuillée. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![texv] PREFACE. Dans îa page 181. M. Frezier nous avertir , qu'il partie de Caliao le 2. odobre 1713. &c le même jour il arriva à Lima, le lendemain veille de S. François il eût le bonheur d’y voir la proceftion des Reverends Peres de l’ordre de S. Dominique : il en donne la defeription , &: de celle que les Reverends Peres de S. François firent le même jour, pour, aller remercier ces Reverends Peres. Il n’approuve pas ces procédions, ni la grande eftime que les gens du monde ont de la vertu & des bons exemples des Religieux de ce S. ordre. Pour diminuer cette eftime, voici ce qu’il dit : tes Corde¬ liers envoient de leurs Moines dans les Eglifes les glus fré¬ quentées , donner la manche à haifer à ceux qui entendent la Meffe y df il rdefl pas jufques aux moindres freres quêteurs qui ne fe mêlent d'interrompre les affjlans , pour quon leur rende honneur. M. Frezier eft digne de loüange par les grandes aftidui- tez qu’il nous marque avoir eu à Lima dans nos Eglifes, &C par le long tems qu’il doit y avoir paflë , pour y faire les re¬ marques dont il vient de nous parler ; il partit de Lima le 5?. du même mois ; fon féjour dans cette ville ne fut donc que de fix jours, & fi nous croïons les rapports qu’il nous fait des grandes occupations qu’il y eux durant ces fix jours, com¬ me on verra ci-après, on concluëra que nos Eglifes auroient été bien defertes , fi perfonne ne les eut fréquentées que lui. J’ai demeuré à Lima environ huit mois , appliqué fort fou- vent aux diverfes fondions de mon état. Durant touç ce tems- là, je n’ai vu dans nôtre Eglife aucun des religieux dont parle M. Frezier : s’il y vint quelqu’un de ces Peres pour y célé¬ brer la meflè &: fatisfaire à la dévotion du peuple, il n’y pa¬ rut qu’à l’Autel. Page t83. l’Auteur continuant de parler des cérémonies du jour de la fête de S. François, nous fait remarquer par les pa¬ roles fuivantes, que ces peuples font extrêmement charita¬ bles : D’ou l’on peut conjeélurer combien ces Moines font en crédit y puifque de leur feule beface , ils fourniffent non-feu¬ lement de quoi nourrir en quatre Convens plus de quinze cens perfonnes tant Moines que domefiiques y & à faire des batimens fomptueux pour le pais , &:c. J’aurois fouhaité qu’il y eut ajou¬ té , comme une vérité confiante, a nourrir indifféremment tous ceux qui fe prefentent a leur porte , dequoi j’ai été té-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30414623_0001_0034.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)