Acariens et cancers / par A. Borrel ; avec la collaboration de MM. Gastinel et C. Gorescu.
- Borrel, Amédée, 1867-1936.
- Date:
- 1909
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Credit: Acariens et cancers / par A. Borrel ; avec la collaboration de MM. Gastinel et C. Gorescu. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![AGAIÜIÎNS ET EEI'UE 1^7 II faut que le lépreux soit infesté par des dernodex ou par d’autres acariens sédentaires (sur coupe, il nous a été impos- sible de déterminer l’espèce ou la variété des parasites vus). Il faut aussi que les ecto-parasites soient eux-mêmes conta- minés par les bacilles et que soit réalisé le passage de l’acarien du lé])reux à l’individu sain : les conditions de la migration sont jusqu’ici inconnues, mais il semble bien qu’un contact intime, qu’une cohabitation prolongée sont nécessaires. Le milieu familial, la promiscuité du lit ou du vêtement réalisent au mieux toutes ces conditions. Les acariens du type dernodex sont par excellence des para- sites de famille : on peut dire qu’ils sont héréditaires. Existe-t-il dans les foyers lépreux quelque variété de parasites qui a disparu de nos contrées indemnes et cette disparition expliquerait-elle la disparition progressive de la maladie? Cette hypothèse mérite aussi d’être envisagée. Ou bien doit-on attribuer la disparition de la maladie à l’iso- lement systématique du lépreux, à la notion mieux comprise de la contagion, aux progrès relatifs de l’hygiène ? Dans notre hypothèse, seraient seuls contagieux les lépreux avancés, les lépromes en activité, plus ou moins ulcérés, surtout les lépromes dans lesquels les follicules pileux effondrés permettent l’extériorisation du baciflc. Seraient seules dange- reuses les manifestations lépreuses qui intéressent les régions à dernodex, la face surtout. Chez les lépreux que nous avons examinés, nous avons chaque fois trouvé des dernodex dans les follicules, mais la contagion doit être surtout à redouter dans les-milieux à hygiène douteuse, dans les familles infestées de parasites cutanés, de vermine ou de dernodex. Les lépreux que nous avons pu examiner à Saint-Louis, dans le service de M. de Beurmam, soignés à l’hôpital, ne peu- vent certainement pas être des sources de contagion, les tuber- cules examinés ne sont pas en activité, ils sont fibreux et con- tiennent très peu de bacilles; des lésions beaucoup plus avancées et en beaucoup plus grande activité, de tout autres condi- tions d’existence, sont nécessaires pour que la contagion se produise. Notre hypothèse repose surtout sur les constatations micro?-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22433284_0035.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)