Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte.
- Henry Charlton Bastian
- Date:
- 1882
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Credit: Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte. Source: Wellcome Collection.
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![HamiUon considère comme latents, le sont bien réellement ; et ne sont même point momentanément sentis, la chaîne de causalion n'étant continuée que physiquement par des états organiques des nerfs, se succédant si rapidement les uns aux autres que l'état de conscie7ice mentale propre à chacun d'eux ne se produit pas. » 11 est bien certain que des multitudes d'actions nerveuses n'ayant pas de côté subjectif ('c'est-à-dire n'étant point accompagnées de conscience) font partie intégrante d'états mentaux qui se présentent en nous, et que ces phénomènes purement objectifs aident puissam- ment à déterminer les actes que nous appelons mentaux. Bien plus, il semble presque certain que la plus grande partie de nos actes intellectuels proprement dits (c'est-à-dire la Cognition et la Pen- sée, par opposition à la Sensation) consiste simplement en des actions nerveuses auxquelles ne sont point associés des états conscients. Enfin, chacun de nous peut avoir eu fréquemment l'occasion de remarquer que des états de sensation qui accompagnent d'abord des mouvements musculaires qui ne nous sont point familiers, ces- sent de se révéler à notre conscience au bout d'un certain temps, c'est-à-dire lorsque, par une répétition fréquente, ces mouvements sont dévenus faciles à accomplir. Ainsi des actes automatiques, rapides et inconscients, tendent constamment, d'après notre propre expérience, à prendre la place de mouvements voulus, plus lents, et exécutés d'une façon plus consciente. Il semblerait d'après cela, et d'après beaucoup d'autres choses que l'on pourrait dire encore, que les actions nerveuses accompa- gnées d'états conscients (celles auxquelles les philosophes ont l'habi- tude de restreindre les mots Esprit et phénomènes mentaux) ne constituent, en réalité, qu'une très petite fraction de la somme totale d'états nerveux, ou d'actions nerveuses que l'on sait maintenant être compris parmi : [a] les phénomènes nerveux initiaux conduisant à la Sensation et à l'Émotion; [h] les chaînons intermédiaires de la Pensée et de l'Imagination; (c) les commencements du Désir; et ceux qui existent [d] comme excitations ou accompagnements de l'Acte Volitionnel. Mais, s'il en est ainsi, que devient l'entité méta- physique appelée Esprit? Il semble donc que si nous devions, comme tant de philosophes nous le disent, regarder la sphère de l'Esprit comme de même éten- due que celle de la Conscience, nous trouverions l'Esprit réduit à une agglomération imparfaite et décousue de sensations et d'états conscients de diverses sortes; tandis que la multitude d'actions nerveuses initiales ou intermédiaires (qui servent à relier en une série complexe, cohérente et continue, les autres actions nerveuses ordinairement associées avec des états conscients corrélatifs) n'au- rait aucun droit à être comprise dans cette catégorie.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21040199_0127.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)