Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte.
- Henry Charlton Bastian
- Date:
- 1882
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Credit: Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte. Source: Wellcome Collection.
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![lumière qu'elles reçoivent. Elles croissent plus rapidement la nuit que le jour, bien que, en règle générale, l'activité des changements internes qu'elles présentent soit étroitement liée au degré de cha- leur auquel elles sont soumises. Outre qu'elles croissent mieux, en général, dans les directions où elles rencontrent le plus d'air et de lumière (non point à cause de ce dernier agent, mais plutôt à cause de la chaleur qui va avec lui], beaucoup d'entre elles se cour- bent d'une façon très perceptible dans l'espace de quelques jours ou même de périodes plus courtes, de façon à se mettre encore plus sous l'influence de ce dernier agent. Chez quelques représentants de la vie végétale, la correspon- dance entre les changements extérieurs et intérieurs est sans doute moins apparente que dans beaucoup des cas auxquels on vient de faire allusion. Il en est ainsi pour la membrane noire ou grise du Lichen, qui marque comme d'une tache de peinture la surface hu- mide d'un rocher. Examinez-la cependant avec soin, de temps en temps, et même dans cette humble forme de la vie vous découvrirez des changements qui, bien que peu marqués, suffisent à la séparer de la catégorie des choses inanimées, à laquelle le rocher lui-même appartient. Toutefois, la complexité relative que montre la vie des membres du règne végétal n'est pas considérable, et l'on peut en donner deux raisons principales. 1° Dans la règle — à laquelle il n'existe que quelques exceptions intéressantes et qui seront mentionnées plus loin — ils vivent de ma- tières inorganiques, empruntant leur nourriture aux éléments miné- raux, gazeux ou dissous, qui se trouvent dans l'air ou dans l'eau dont leurs surfaces sont baignées. Dans leur état naturel, ou de santé, les plantes décomposent l'acide carbonique, en fixant son car- bone et mettant en liberté son oxygène. Elles décomposent l'eau, de manière à retenir son hydrogène; tandis qu'elles prennent l'azote, soit directement à l'atmosphère, soit indirectement au nitrate d'ammoniaque qui s'y forme et qui est apporté sur le sol par les averses. Ce travail de décomposition, sous l'influence de la lumière et de la chaleur, marche de front avec un travail tout opposé, abou- tissant à l'élaboration de ces composés organiques et vivants qui entrent dans la composition des tissus végétaux. 2° En outre, dans la règle, les plantes ne se montrent pas douées de mouvements autres que ceux qui ont rapport à leur croissance. Les mouvements de l'Hélianthe et des types alliés sont exception- nels, et il n'y a qu'un très petit nombre de plantes qui répondent plus ou moins immédiatement par un mouvement alors qu'on les touche, comme la Sensitive ou la Dionée. Il sera nécessaire toute- fois de revenir sur ce sujet, et sur les causes de pareils mouve-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21040199_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)