Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte.
- Henry Charlton Bastian
- Date:
- 1882
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Credit: Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte. Source: Wellcome Collection.
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![campe, d'où part le pilier postérieur de la voûte. Sur le côté interne du plancher de la corne postérieure, est le petit Hippocampe, ou calcar avis, petite éminence {h m) produite par un approfondisse- ment d'une partie de la scissure de l'Hippocampe [scissure calcariae] à laquelle elle correspond extérieurement. Entre cette saillie et la partie supérieure recourbée du grand Hippocampe, est une autre petite éminence [eminentia collateralis) qui est aussi reconnaissable chez l'Homme. La paire antérieure des tubercules quadrijumeaux est plus grosse, bien que les tubercules soient un peu moins proéminents que dans la paire postérieure. La glande pinéale est plutôt grosse et molle. Pour ce qui est de sa forme générale, l'infériorité du cerveau du Chimpanzé, comparé à celui de l'Homme, est surtout marquée par sa hauteur verticale, par les dimensions relativement faibles de ses lobes frontaux, et par le volume relatif, également réduit, de ses lobes occipitaux. Le contour du cerveau du Gorille, lorsqu'on le regarde en dessus, est un ovoïde large, bien qu'un peu moins que celui du Chimpanzé. Ses lobes antérieurs sont volumineux, plutôt bas, mais longs, même plus que chez l'Orang; bien que ce dernier offre une plus grande complexité de circonvolutions. En hauteur verticale, également, ses hémisphères semblent décidément supérieurs à ceux du Chimpanzé et de l'Orang; mais ses lobes postérieurs ou occipitaux sont dis- tinctement plus petits et plus courts que chez les deux autres anthi'opomorphes. Les lobes pariétaux du Gorille sont remarquables pour leurs grandes dimensions, à la fois en largeur et en profondeur; tandis que les circonvolutions de cette région sont bien définies, et décidément plus développées que dans les autres parties du cerveau. Son lobule supra-marginal surtout est plus gros, et mieux défini que chez les deux autres anthropomorphes. Les lobes temporaux sont relativement plus petits et leurs circonvolutions sont simples, bien que pas absolument symétriques des deux côtés. Grâce à la grande étroitesse de ses lobes antérieurs, le contour du cerveau de l'Orang, vu en dessus, n'est point tout à fait aussi arrondi que celui du cerveau du Chimpanzé; il est aussi plutôt plus étroit que celui du Gorille. Les lobes antérieurs manquent un peu de longueur et de profondeur; et, en conséquence de ce fait ainsi que du développement relativement moindre des lobes pariétaux, la scissure de Sylvius dévie beaucoup plus de la position horizontale, chez l'Orang, que chez le Gorille ouïe Chimpanzé'. Le bord inférieur 1. Cette direction se voit très bien sur la figure donnée par le professeur RoUeston {loc. cit., p. 3, fig. \), bien qu'elle ne soit pas si distincte que sur celle de Gratiolet (voyez fig. 121, dans le texte).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21040199_0249.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)