Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte.
- Henry Charlton Bastian
- Date:
- 1882
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Credit: Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte. Source: Wellcome Collection.
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![devient fort important chez les animaux supérieurs, et correspond en partie avec les nerfs pneumogastriques, en partie avec le sys- tèine sympathique. En l'état où il existe chez les Invertébrés, on lui donne le nom de système nerveux slomato-gastrique. Chez d'autres membres de la série des Invertébrés, il prend fréquemment son ori- gine dans les commissures qui relient les ganglions œsophagiens supérieurs et inférieurs, plutôt que dans les ganglions supérieurs eux-mêmes. Dans quelques Yers, chez lesquels cette disposition existe, le système stomato-gastrique est aussi plus compliqué. Chez le Ver de terre, le corps est composé d'une multitude de segments annulaires, pourvus de soies latérales que l'animal met en jeu pendant sa locomotion souterraine. 11 ne possède pas d'o- celles distincts; et, eu égard à son genre de vie, ceci n'est point surprenant. Les ganglions sus-œsophagiens qui représentent ensemble le cer- veau du Ver de terre reçoivent, de chaque côté, un tronc nerveux composé de fibres venant de la lèvre supérieure tactile; et comme l'on ne connaît pas de filaments sensitifs d'un ordre différent en connexion immédiate avec lui, les fonctions du cerveau doivent être relativement simples chez cet animal. La lèvre est regardée comme un organe de tact; mais il est éga- lement probable qu'elle est capable de recevoir des impressions plus spéciales, représentant un sens rudimentaire du goût. La sépa- ration entre ces deux modes de sensibilité, chez des organismes aussi peu élevés, n'est probablement pas très définie. Le double cordon ventral a une structure fibreuse le long de sa surface supérieure; tandis qu'il est formé,en dessous, d'une couche irrégulière de cellules ganglionnaires. Ces cellules sont plus abon- dantes vers le centre de chacun des segments du corps; de sorte que leur agglomération donne naissance, en ces points, à des gan- glions rudimentaires. De chacun de ces renflements ganglionnaires partent deux nerfs de chaque côté; tandis qu'une troisième paire, partant du cordon lui-même, immédiatement en avant du renfle- ment, se distribue le long des limites antérieures des segments. Chez la Serpule, ver marin tubicole,les ganglions ventraux sont éga- lement fort petits; et ceux des deux côtés, ainsi que les cordons ven- traux, demeurent un peu éloignés et sont réunis par une série de commissures (fig. 32, b). Cette disposition des grands cordons ner- veux est quelque chose d'intermédiaire entre leur position laté- rale chez la Némerte, et leur situation médio-ventrale contiguë chez la Sangsue et le Ver de terre. Ainsi que chez ces derniers, dans la Serpule, les nerfs afférents qui arrivent au cerveau [t] semblent être principalement tactiles. Les ganglions œsophagiens du Ver de terre sont, proportionnelle-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21040199_0084.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)