Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte.
- Henry Charlton Bastian
- Date:
- 1882
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Credit: Le cerveau organe de la pensée : chez l'homme et chez les animaux / par H. Charlton Bastian ... Avec 184 figures dans le texte. Source: Wellcome Collection.
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![son maximum de concentration. Le cerveau bilobé (fig. 37, c( reçoit, de chaque côté, des nerfs (o) correspondant en nombre aux ocelles que possède l'animal. Il reçoit aussi des mandibules [m') deux gros nerfs [m] qui renferment sans doute à la fois des fibres efférentes et des fibres afférentes. Vu les habitudes de succion de ces êtres féroces et rapaces^ l'œsophage est fort étroit; et, en conséquence, les cordons œsopha- giens sont fort courts; en sorte que le cerveau est, contrairement à ce que l'on voit chez le Crabe et ses alliés (fig. 36), tout à fait rap- FiG. 37. — Tête et système nerveux d'une Araignée (Mygale). (Owen, d après Dugès), c, ganglions cérébraux (vus de côté), recevant les nerfs optiques (o) ot les nerfs (m) (sensitifs et moteurs) des puissantes mandibules (m'). Les ganglions cérébraux sont reliés par des cordons œsophagiens, très courts, à un gros ganglion ventral étoile (j) duquel partent, de chaque côté, cinq gros nerfs (p, l, l,) ; a, bouche; b, œsophage; d, estomac. proche du gros ganglion systémique étoile (s), dans lequel sont confondus les représentants des ganglions sous-œsophagiens, thora- ciques et abdominaux. De ce ganglion (fig. 38, i) partent, de chaque côté, cinq nerfs principaux se rendant « les premiers aux palpes maxillaires pédi- formes, les seconds aux palpes labiaux encore plus pédiformes, qui sont ordinairement plus longs que le reste des pattes, et servent, chez beaucoup d'Araignées, d'instrument d'exploration plutôt que de loco- motion; les trois postérieurs enfin aux autres pattes qui correspon- dent aux pattes thoraciques des Insectes hexapodes. » (Ovs'en.) Puisque les ganglions sous-œsophagiens sont, ainsi qu'on l'a déjà établi, en partie analogues à la moelle allongée des Vertébrés, leur fusion avec les ganglions thoraciques, chez les Arachnides aussi bien que chez les Myriapodes, tend, dans une certaine mesure, à con- firmer les vues de certains anatomistes, qui considèrent qu'il vaut mieux regarder la moelle allongée comme un prolongement de la moelle épinière que comme faisant partie intégrante du cerveau lui- même. La ligne artificielle que l'on trace par convention, chez les Vertébrés, entre le cerveau et la moelle, devrait passer 'à la limite](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21040199_0091.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)