Volume 1
Essai sur la théorie du somnambulisme magnétique / Par Mr. T.D.M. [i.e. Tardy de Montravel] Novembre 1785.
- Jean François Damien Tardy de Montravel
- Date:
- [1785]
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Credit: Essai sur la théorie du somnambulisme magnétique / Par Mr. T.D.M. [i.e. Tardy de Montravel] Novembre 1785. Source: Wellcome Collection.
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![, (9<S) du brus dont on dvoit été fa igné , qui étoit du coté cp^ pofé à la douleur. Il (e joïgnoit aujfi de l'enflure à La $■ douleur fur le poignet & Jur la main ; mais çette dou¬ leur fe dijfipoit, fyc. &c... Dans les perfonnes du fex* malades de ces pleunjïes , ce qilï faifoit leur douleur de coté fe tranfportoit à La tète par la faignée du bras ; fl elles étoient dans ce temps prêtes d avoir leurs réglés 5 le pouls leur devenoit petit quoique ?nol , il étoit fré¬ quent irrégulier , les malades tomboient dans le dé¬ lire ; leur délire avait cela de particulier , cefi que ces malades étant interrogées > répondoient jufle aux de¬ mandes qu’en leur faifoit , elles déraijonnoient auffi- tôt qu'on ceffoit de leur parler [a]. Voilà, fans doute , un exemple frappant du Somnam¬ bulifme magnétique opéré par Je (impie travail de là nature ; je ne doute pas que fi les malades dont parle M. Maloüin avoient été interrogées fur leur état , elles n’euflént indiqué les caufes de leurs maladies , & les retnedes qui îetir étoient convenables. Qu’auroit-ce été , fi la nature avoit encore pu être renforcée & diri¬ gée par la main du Msgnétifeur ? On remarquera que ce Somnambulifme magnétique naturel avoit lieu lorlque les malades étoient près du temps ou elles dévoient avoir leurs réglés. J’ai été plus d’une fois dans le cas d’obferver que c’eft en effet aux approches de ce temps critique , que les femmes font le plus fufceptibles de tomber dans cet état fin- guîier. (9 ) On ne peut nier que le Somnambulifme ne fois une maladie , & une maladie dont le liege eft momen¬ tanément dans le cerveau. C’eft en cela que le Somnam¬ bulifme reftemble à la catalepfie. Celle-ci eft produire par un embarras , un engorgement des humeurs ; 6c ce qui rend cette maladie dangereufe, c’eft que les hu¬ meurs ne peuvent être engorgées dans le cerveau que [ a ] Voy. les IYIém. de l’Académie , année 1746. parce](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31936581_0001_0098.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


