Des pigmentations cutanées dans la phthisie pulmonaire / par O. Jeannin.
- Jeannin, Octave.
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Des pigmentations cutanées dans la phthisie pulmonaire / par O. Jeannin. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
21/82 (page 21)
![où elles contraslaienl au débul, a disparu complétenicuL : Ici masque est constitué. Telle est la période de début. A ce moment, de loin, le masque des phthisiques pourrait ûtre facilement confondu avec un peu de cyanose de la face, mais, vu de plus près, l’erreur n’est pas possible. Bientôt, la pigmentation des joues s’unit par les tempes à la pigmentation du front; toutes deux se confondent dans une I teinte continue, à nuances plus ou moins marquées, et sur laquelle, çà et là, se distinguent quelques points plus foncés 1 qui marquent encore les places envahies les premières par le pigment anormal. Alors le tiez, qui, le premier, avait été en- ivabi, paraît ordinairement moins fortement coloré que les pom- mettes et les bosses frontales. Une fois constitué, le masque présente des particularités inté- ressantes : ainsi, en général, il s’arrête brusquement autour des orbites, de telle sorte qu’il laisse, au-dessous de la paupière linférieure, une bande concentrique au globe oculaire, bande mon pigmentée conservant comme un îlot de peau naturelle au imilieu de la peau anormalement colorée; la zone blanche de K l’orbite et la zone brun jaune des joues sont nettement tranchées, tiiil n’y a aucune transition, et souvent le contraste est singulier. ;\Au front, on observe quelque chose de semblable, le pigment ne macule pas l’épiderme jusqu’à la racine des cheveux, il (^s’arrête le plus souvent à un demi-centimètre au moins, mais iiiordinairement sans former de ligne de démarcation bien nette; 'par dégradation des teintes, il y a transition presque insensible i du masque à la peau non ])igmentée. ; ) Chez les femmes, le masque envahit toute la face, le menton '*comme le front, les lèvres comme les joues, quoique à des degrés divers : il est moins prononcé sur la lèvre supérieure, ! au-dessous du nez; il est nul ou très-peu marqué dans la fos- î^ette qui sépare le menton de la lèvre inférieure. Le masque ! des jeunes gens imberbes est analogue à celui des femmes. Mais, d le malade porte de la barbe, on constate des différences no- Jtables. En effet, le masque respecte les téguments à une cer- taine distance de la racine des poils, même sur les joues, abso-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22332170_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)