Volume 1
Traité complet d'ophthalmologie / par L. de Wecker et E. Landolt ; anatomie microscopique par les professeurs J. Arnold, A. Iwanoff, G. Schwalbe et W. Waldeyer.
- Louis de Wecker
- Date:
- 1880-1889
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité complet d'ophthalmologie / par L. de Wecker et E. Landolt ; anatomie microscopique par les professeurs J. Arnold, A. Iwanoff, G. Schwalbe et W. Waldeyer. Source: Wellcome Collection.
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![€ome suecôde à un (ibrome, il ne faut, dit M. Vircliovv (1), qu'un développe- ment proi>ressif de la partie cellulaire de ce dernier tissu, développement tel, que les cellules, en augmentant de nombre, augmentent aussi de volume et prennent une individualité plus marquée, tandis que la masse interceUu- laire diminue en même proportion. » A défaut de signes différentiels plus tranchés, on peut se rejeter sur la rapidité de développement et Textensioii propres au sarcome, caractères auxquels le médecin reconnaîtra que l'intei - vention directe est beaucoup plus urgente que dans le cas d'un simple îi])i'ome. Tout à fait exceptionnellement on a vu débuter aux paupières le cysto-sar- come (Daucher) (2) et le mélano-sarcome (Gibson) (3). (1) Un cas de sarcome palpébral a été, chose exceptionnelle, observé par M. Samelsoii ' Brit. med. Journ., p. 70G, 1870) ciiez un enfant de dix mois. M. 'àchirmev (Klin. Monclob., I. V, p. 124) a relaté un cas de sarcome à petites cellules qui s'était développé sur les (juatre paupières d'un vieillard de soixante-dix ans. Voy. aussi l'observation d'un sarcome de la paupière supérieure décrit par M. Lilienfeld {ihid., t. XIH, p. 269 et t. XIV, p. 302j. De Graefe rapporte [Archives, t. X, A. I, p. 184.) l'observation d'une tumeur voisine des paupières à laquelle il décerne le nom de qjUndrome, et que, jusqu'à plus ample informé, nous nous permettons de placer dans le chapitre qui traite des affections sarco- mateuses. M. Billroth (Untersuchungen iXher die Entwickelung der Dlutgefàsse, 1856), qui, le premier, a décrit cette forme de tumeurs, a finalement renoncé à leur attribuer une indi- vidualité nosologique, tandis que. de Graefe, en s'appuyant sur deux observations {loc. cit. et ibid., t. I, A. I, p. 141), revendique, pour le cylindroma si2:nalé presque exclusive- ment cà la tète et au voisinage des paupières un caractère propre. La tumeur dont il a été question plus haut avait été extirpée sur un malade âgé de cinquante-cinq ans, qui s'était fait à la chasse une contusion en se heurtant contre une branche d'arbre, à la ré- gion du grand angle de l'œil. Il survint un larmoiement et une légère tuméfaction de la partie contuse. Plusieurs mois après, dn extirpa une tumeur située en arrière du sac lacry- mal, et l'on enleva en même temps une portion du muscle orbiculaire. Cette dernière, com- plètement saine au premier aspect, est néanmoins désorganisée. La tumeur se perdait, sans limites distinctes, dans le tissu voisin épaissi, avec lec|uel elle était réunie par de nombreuses anastomoses vasculaires. Nous donnerons, en abrégé, les résultats des recherches microseo- l)iques auxquelles se livra le professeur de Recklingliausen sur les tissus extirpés, afin qu'ils puissent servir de moyen de contrôle à ceux qui auraient occasion d'observer cette variété fie tumeurs si rare. M. de Recklinghausen désigna celle qui était entre ses mains comme étant un sarcome mou, avec des excroissances en forme de massue sur les vaisseaux capil- laires et les veines. « Les petites portions extirpées qui furent soumises à l'examen mon- traient, observées à l'état frais, une quantité considérable de sang, et, à côté do quelques amas graisseux, des parties transparentes, comme vitreuses, qui, sous le microscope, pa- rurent essentiellement composées de cellules rondes, assez larges, étroitement serrées les unes contre les autres, et qui, au milieu d'un contenu presque homogène, renfermaient un noyau de moyenne dimension. Les cellules présentaient dans leur arrangement une grandi- uniformité : nulle part, elles ne composaient.de groupes ou de traînées, et en aucun endroit on ne les voyait mêlées à une quantité abondante de tissu cellulaire qui les séparât par des cloisons ou les enfermcàt dans des alvéoles. » Sur les bords de sections fines s'apercevaient des excroissances arrondies, dont quelques-unes semblaient naître par groupes d'un seul Ironc, et présentaient dans leur arrangement l'aspect de certains cactus aplatis. Ces excroissances étaient traversées d'une manière évidente par un canal central contenant des globules de sang parfaitement reconnaissables sur une préparation fraîche, et dérivaient certainement de vaisseaux sanguins. La paroi des capillaires était partout considérablement épaissie et plus luisante qu'à l'état normal. Celle des veinules offrait la même altération, et ces vaisseaux avaient avec les excroissances ci-dessus décrites les mêmes rapports qu'avec les capillaires. (;2) Allgem. Wiener. Med. Zeitung, 1859. (3) The Philadelphia Lancet, 1854, n 2.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21641584_0127.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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