Volume 1
Traité complet d'ophthalmologie / par L. de Wecker et E. Landolt ; anatomie microscopique par les professeurs J. Arnold, A. Iwanoff, G. Schwalbe et W. Waldeyer.
- Louis de Wecker
- Date:
- 1880-1889
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité complet d'ophthalmologie / par L. de Wecker et E. Landolt ; anatomie microscopique par les professeurs J. Arnold, A. Iwanoff, G. Schwalbe et W. Waldeyer. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![traitement l'emploi de poudres desséchantes; elle disparaît dans l'espace de quelques jours. Le zona ou herpès ophthalmicus est une maladie bien autrement sérieuse, îci l'éruption des vésicules ou plutôt des groupes vésiculaires est manifes- tement liée à la distribution de la première et de la deuxième branche du trijumeau. Le siège le plus commun du zona ophthalmique est la région de l'épa- nouissement de la première branche, c'est-à-dire la région de la paupière supérieure et celle du front. L'éruption occupe-t-elle en pareil cas de préfé- rence l'angle interne et la paroi correspondante du nez, c'est le nerf sous- trochléaire qui est le conducteur de la phlegmasie ; l'herpès a-t-il apparu vers la commissure externe, il faudra accuser le nerf lacrymal. Les éruptions sié- geant dans la région du sourcil et du front se répartissent difficilement, quant à leur origine, entre l'action du nerf sus-orbitaire et celle du sus- trochléaire. Les éruptions du zona ophthalmique sur la paupière inférieure se rappor- tent à une irritation de la deuxième branche du trijumeau et en particulier du nerf sous-orbitaire. Rarement toutes les ramifications de la première branche du trijumeau sont atteintes, mais quelques filets de cette dernière branche peuvent simultanément être pris avec la deuxième. Enfin il peut se faire que toutes les ramifications des première et deuxième branches et tout l'épanouis- sement du trijumeau d'un ou des deux côtés soient à la fois compris dans l'altération morbide [Lailliery thèse de Hybord, p. 26, Moers (1)]. Il pourrait paraître étonnant que les deux premières éditions de cet ou- vrage n'aient guère fait mention d'une affection oculaire qui intéresse à un si haut degré la médecine générale, mais les maladies des paupières n'appa- rurent, dans la deuxième édition, que très-peu de temps après l'époque où Hutchinson (2) (1866) et Boivman (3) (1867) eurent attiré l'attention sur cette intéressante maladie, et ce n'est qu'en 1868 que les travaux de B.-J. Vernon (4), Joij-Jeffries (5) et Steffan (6), ainsi qu'une discussion au congrès de Heidelberg sur le cas du dernier observateur, révélèrent qu'il s'agissait d'une maladie très-nettement définie et encore assez répandue. Dans le traité si complet de Mackenzie (1854), pour tout ce qui regardera pratique ophthalmologique, il se borne dans sa dernière édition à la simple mention que l'herpès des paupières « laisse après lui des excavations comme celles de la variole, qu'il attaque assez souvent la cornée, une vésicule s'y dé- veloppant et se terminant par la formation d'un ulcère ». (1) Archiv f. klin. Medicin, t. III, p. 162, pl. ii, fig. 1. (2) A clinical report on cases of Herpès zoster frontalis seu ophthalmicus. (Ophthalm. Hosp. Rep., t. V. p. 191.) (^) Cases of zoster or unilatéral confluent Herpès of the ophthalmic région. {Ibid., t. YI, p.1.) (4 St-Bartlwlom. Hosp. Rep., t. IV, p. 120. (5) Transactions of the Americ. ophthal. Society, 1867 and 1868. (6) Klinische Monatsbl.y t. VI, p. 336. et Ann. dVcuUstique, t. LI.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21641584_0064.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)