Oeuvres ophthalmologiques de Thomas Young / traduites et annotées par M. Tscherning ; précédées du portrait de Young, de son éloge par François Arago et d'une préface par Émile Javal.
- Thomas Young
- Date:
- 1894
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Credit: Oeuvres ophthalmologiques de Thomas Young / traduites et annotées par M. Tscherning ; précédées du portrait de Young, de son éloge par François Arago et d'une préface par Émile Javal. Source: Wellcome Collection.
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![de s'épaissir aux sommets, de manière à transformer la forme du cristallin en celle d'un sphéroïde oblong. Puisque le cristallin est le seul facteur réfringent chez ces animaux, un changement plus faible suffirait. La contraction II vaudrait aussi la peine d'examiner si l'état de contraction ai^mente'^ene n'augmente pas directement le pouvoir réfringent [l'indice]. Suivant sa densité? une vieille expérience, par laquelle le docteur Goddard essaya de montrer que les muscles deviennent plus denses en état de contraction, on pourrait tout naturellement s'attendre à un tel effet. Cette expérience est pourtant très peu décisive, mais on est peut- être allé trop vite en désapprouvant l'idée, comme on le fait en général. Celui qui prouverait l'existence ou la non-existence d'une telle condensation rendrait un service important à la physiologie générale. Un très ingénieux physiologiste, qui probablement a employé une méthode plus décisive, a promis au public quelques recherches intéressantes sur ce sujet. Swammerdam dit avoir constaté cette condensation pendant la contraction d'un muscle, mais il est évi- dent qu'il a attribué au cœur des phénomènes qui en réalité étaient dus à l'air qu'il contenait ; une de ses expériences n'était pourtant pas exposée à cette source d'erreurs ; elle semble avoir été exécutée avec beaucoup d'exactitude : il renfermait un muscle dans une bouteille remplie d'eau et communiquant avec un tube étroit et ouvert1. Mais cette expérience ne semble pas avoir donné un résultat satisfaisant. Ces remarques ont perdu leur importance depuis que Bruecke a découvert le muscle ciliaire. En effet, il n'est pas douteux que c'est la contraction de ce muscle qui produit l'accommodation, quoique le mécanisme ne soit peut-être pas encore tiré tout à fait au clair. L'hypo- thèse de v. Helmholtz est généralement acceptée aujourd'hui quoique je ne pense pas qu'elle contienne le dernier mot sur cette question. — On verra avec quelle patience Young a cherché des muscles intérieurs de l'œil qui pourraient produire l'accommodation par leur contraction. Il va sans dire que le problème était insoluble, quant à l'œil humain, à 1 Book of Nature. II. 126, 127.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21085328_0214.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)