Oeuvres ophthalmologiques de Thomas Young / traduites et annotées par M. Tscherning ; précédées du portrait de Young, de son éloge par François Arago et d'une préface par Émile Javal.
- Thomas Young
- Date:
- 1894
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Credit: Oeuvres ophthalmologiques de Thomas Young / traduites et annotées par M. Tscherning ; précédées du portrait de Young, de son éloge par François Arago et d'une préface par Émile Javal. Source: Wellcome Collection.
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![vu des ramifications, qui passent à travers elle dans le cristallin (Fig. 90) ; il n'est en effet pas difficile de découvrir des vaisseaux qui attachent les bords du cristallin à la capsule ; il est surprenant que M. Petit ait douté de leur existence. Je n'ai pas encore pu distinguer nettement cette glande cristallinienne dans l'œil humain, mais je conclus à l'existence de quelque chose d'analogue aux glo- bules, par l'aspect moucheté de l'image d'un point lumineux, que j'ai déjà mentionnée [page 141]. Je ne peux pas expliquer cet aspect autrement qu'en l'attribuant à un dérangement de ces particules, produit par la force extérieure, et à l'impression inégale exercée par elles à la surface cristallinienne. Les remarques anatomiques de Young sont loin d'avoir la valeur de ses observations concernant la physiologie de la vision. On sait par exemple que le cristallin ne possède ni vaisseaux ni nerfs ; les globules que Young a découverts dans l'œil de la perdrix sont probablement identiques à l'épithélium de la cristalloïde antérieure, mais l'aspect moucheté de l'image fig. 37 n'a rien à faire avec ces globules ; il provient d'irrégularités de la surface antérieure de la cornée. Ce que Young désigne comme glande cristallinienne n'est pas une glande ; cette partie correspond à la zone formée par les fibres les plus péri- phériques du cristallin, qui surtout chez les oiseaux et les reptiles ont une direction radiaire. Chez les oiseaux et les poissons, les fibres du cristallin sont égale- ment radiaires ; elles s'amincissent à mesure qu'elles se rapprochent du sommet, où elles se perdent en une substance uniforme de même con- sistance que le reste, et qui semble perforée au centre par un vaisseau sanguin (Fig. 91). Contrairement à l'opinion deLEEUWENHOEK les fibres ne se continuent certainement pas, chez les quadrupèdes, à travers la ligne de séparation, où elles se rencontrent en formant un angle ; il paraît qu'il n'existe pas de substance interposée entre elles ; Fig. 91 Disposition des fibres chez les oiseaux et les poissons. Structure du](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21085328_0221.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)