Oeuvres ophthalmologiques de Thomas Young / traduites et annotées par M. Tscherning ; précédées du portrait de Young, de son éloge par François Arago et d'une préface par Émile Javal.
- Thomas Young
- Date:
- 1894
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Credit: Oeuvres ophthalmologiques de Thomas Young / traduites et annotées par M. Tscherning ; précédées du portrait de Young, de son éloge par François Arago et d'une préface par Émile Javal. Source: Wellcome Collection.
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![qu'à la propriété qu'elles possèdent, de réfléchir surtout certaines espèces de rayons, tandis qu'elles absorbent ou transmettent le reste. A cette série, le Dr. Herschel j a ajouté des rayons calori- fiques, moins réfrangibles que les rayons rouges, et Ritter2 et le Dr. Wollaston3 ont découvert, au delà du violet, des rayons en- core plus réfrangibles, qui noircissent les sels d'argent. D'après Newton, on a généralement admis que les rayons lumineux, séparés autant que possible par réfraction, montrent sept couleurs différentes, qui dans le spectre occupent des places qui sont à peu près dans les rapports de la gamme ascendante du mode mineur en musique. Ces observations étaient pourtant très imparfaites et l'analogie [avec les sons] absolument imaginaire. Le Dr. Wollaston4 a déterminé bien plus exactement qu'on ne l'avait fait avant la manière dont l'image colorée [le spectre] est divisée : en regardant une ligne lumineuse très-fine à travers un prisme, il produit une séparation des couleurs plus complète qu'on ne peut l'obtenir par la méthode ordinaire, en projetant l'image du soleil sur un mur. Formé de cette manière, le spectre se compose de quatre couleurs seulement, rouge, vert, bleu et violet, et les espaces qu'elles occupent dans le spectre sont dans le rapport de 16, 23, 36, 25, en mettant la longueur totale du spectre à 100. Le rouge occupe environ un sixième, le vert et le violet environ un quart, et le bleu environ un tiers de la longueur totale. Entre ses limites, chaque couleur ne varie guère en qualité, mais bien en clarté [brightness] ; la plus grande intensité se trouve dans la partie du vert la plus voisine du rouge. En général on observe une ligne jaune très fine à la limite entre le rouge et le vert, mais sa largeur ne dépasse guère celle de la fente lumineuse et le Dr. Wollaston l'attribue à un mélange de la lumière rouge et verte 1 On heat and light. PMI Trans. 1800. 2 Gcilberts Ann. VII, 527 ; XII, 409. 3 Ph. Tr. 1802, p. 365. Voir aussi Scheele : On Air and Fire London 1780, § 66. 4 Ph. Tr. 1802, p. 365.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21085328_0244.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)