Le sphygmographe passif : applications à l'étude physiologique et clinique des pulsations normales et pathologiques / par L.A.A. Brondel.
- Brondel, L.A.A.
- Date:
- 1881
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Credit: Le sphygmographe passif : applications à l'étude physiologique et clinique des pulsations normales et pathologiques / par L.A.A. Brondel. Source: Wellcome Collection.
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![cailiqiK'., cl des iriccrlitudcs fini obscurcissaient les lliéoiie.s des mouvcmcnls el des bruits du cœur. Aussi voyons-nous MM. Marcy et Gliauveau jeter une vive lumière sur la ques- lion, et la résoudre enfin par leurs magnifiques expé- ricnecs sur le cœur. Mais la circulation ne se traduit ]>as seulement par les mouvements et les bruits du cœur, il y a aussi le pouls, cette manifestation lointaine du choc de l’organe central, le pouls qui a joue un si grand rôle séméio- logique dans les maladies, et sur lequel, durant des siècles, des générations do médecins ont posé le doigt. Quelles innom- brables variétés de pouls nous ont été léguées par les anciens, cl dont nous ne savons même plus les noms. Quel chaos régnait encore il y a quelques années dans la séméiologie du pouls! Aussi ne devons-nous pas nous étonuer, à une époque où toute niée prenait plus ou moins la forme d’un cylindre tournant et d’une pointe venant gratter du noir de fumée, de voir de nom- beux savants essayer de transformer la pulsation artérielle en courbe graphique. Après quelques essais infructueux tentés par divers physiologistes, Yicrordt, le premier, imagine cl construit uu appareil enregistreur du pouls, uu « sphymogmphe^. Il employa pour transformer la pulsation artérielle en un mouve- ment rectiligne et amplifié, des leviers inertes et dépourvus d’élasticité; et en cela il était dans le vrai. Malheureusement, possédé de la crainte que l'extrémité de son levier ne décrivît une courbe au lieu de se mouvoir en ligne droite, et u’al- téràt ainsi le tracé du pouls, il complicjua son appareil d’un véritable parallélogramme de Walt, en fil un vrai mo- nument, et tomba justement dans l’inconvénient cju’il voulait éviter. Celte faute devait être étrangement préjudiciable à la spbyg- mographie, car Yierord avait entrevu la vérité en faisant agir sur l’artère des poids au lieu de ressorts, mais il avait d’un coup dépassé le but; el personne, après lui, n’eut l’idée de regarder en arrière pour l’apercevoir. Si, à la place de cet immense appareil pesant el compliqué, il avait sim[)lement employé un levier léger déprimé avec des poids, sans se préoc- cuper de l’arc de cercle que peut décrire l’cxtrémilé libre de la plume, il aurait créé un sphygmograi)hc sensible el exact ' Marcy. l'Inixiologic médkalc de la chrul(di<m, ISOÔ.fp. 17r>.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22292585_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


