Recherches cliniques sur le rhumatisme articulaire aigu; anatomie pathologique, diagnostic, symptomes. Péricardite, endocardite, méningite cérébrale et rachidienne de nature rhumatismale / par le Dr Ernest Auburtin.
- Auburtin, Ernest
- Date:
- 1860
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Credit: Recherches cliniques sur le rhumatisme articulaire aigu; anatomie pathologique, diagnostic, symptomes. Péricardite, endocardite, méningite cérébrale et rachidienne de nature rhumatismale / par le Dr Ernest Auburtin. Source: Wellcome Collection.
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![poumon gaucho. Saignéo uno soûle fois, elle est ensuite soumise à l'emploi du tartro stibié, dont elle prend cha<]U(‘ vingt-quatre heures, pendant cinq à six jours de suite, trente centigrammes dans «me potion appropriée, fîllo guérit rapidement; celle femme était convalescente de sa pneumonie; elle se nourrissait, et toutefois elle ne reprenait qu’assez lentement ses forces, lorsque, sous l'influence vraisemblable d’un courant d'air, elle fut prise tout à coup d’uno vivo douleur aux deux épaules, avec gonflement et rougeur légère de la peau autour de l’une et l’autre articulation scapulo- humérale; l’articulation liuméro-cubitale droite était aussi douloureuse, mais à un faible degré et sans tuméfaction ; en môme temps fièvre intense. Cette femme venait donc d’être atteinte d’un rhumatisme articulaire aigu, exempt d’ailleurs de toute complication; aucun symptôme particu- lier ne se montrait vers l’appareil respiratoire, récemment débarrassé d’une grave maladie. Une saignée fut immédiatement pratiquée, et le caillot, dense, petit, et nettemênt séparé du sérum, montra une couenne blanche et épaisse comme de coutume. Cependant je trouvai la malade tellement affaissée que je ne crus pas devoir réitérer l’émission sanguine, et je ten- tai chez elle l’administration du sulfate de quinine, que je donnai quel- ques jours de suite à la dose de soixante centigrammes en vingt-quatre heures. La maladie, contre la loi ordinaire du rhumatisme, n’en marcha pas moins vers une terminaison fatale avec une effrayante rapidité, sans qu’aucune complication survint, sans qu’aucun appareil présentât des phénomènes qui pussent expliquer l’aggravation incessante de la maladie, sans qu’aucnn bruit anormal se fit entendre au cœur, et sans d’ailleurs que le rhumatisme se fût étendu à d’autres articulations. La malade suc- comba huit à neuf jours après l’invasion de ses doulenrs, n’ayant présenté autre chose qu’une douleur des deux épaules assez vive pour lui faire pousser des gémissements continuels, un pouls de plus en plus fréquent et un état général d’angoisses et d’affaissement rapide qui me rappelait ce- lui que l’on observe souvent dans la péritonite aiguë. — L’autopsie allait-elle nous montrer dans la lésion latente de quelque organe la cause de cette terminaison si rare du rhumatisme articulaire aigu? Cette lésion fut vainement cherchée : tous les organes crâniens, thoraciques et abdominaux étaient exempts d’altérations; le sang, exa- miré dans le cœur et les vaisseaux, avait ses qualités ordinaires. Nulle part il n’y avait Irace de phlébite, ni rien qui put faire croire à l'existence d’une résorption purulente. Ces résultats négatifs constatés, nons arrivâmes à l’examen des articu- lations, et voici ce qu’elles nous présentèrent : L’intérieur des deux articulations scapulo-liumérales était rempli par un pus blanc, homogène, qui avait tous les caractères du pus phlegmo- neux. La membrane synoviale présentait dans toute son étendue une rou- geur des plus intenses; on y remarquait d’innombrables vaisseaux merveil- leusement injectés et formant un lacis des plus serrés. Cette injection cessait brusquement sur les cartilages articulaires qui avaient conservé](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28147510_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)