De l'institution des colonies d'aliénés : Gheel et ses adversaires / par le docteur Mundy.
- Mundy, Jaromir, Freiherr von, 1822-1894.
- Date:
- 1860
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Credit: De l'institution des colonies d'aliénés : Gheel et ses adversaires / par le docteur Mundy. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![1“ Los limites lopograi>liiques de Gheel nous nionlrcnl que celle contrée, qui rail parlie de la Campine anversoise, est située dans une plaine sablonneuse, peu ferlile, privée de bois et exposée aux vents du nord. Des eaux mauvaises, des marais et une mauvaise almospbère y sont les compagnons d’une végétation ebétive. 2“ L’organisation de la colonie si longtemps négligée par le gouvernement, qui n’a entrepris que tardivement de la relever et de la favoriser. Ajoutons à cela : a, les liants prix de fermage réclamés pour les maisons, les jardins et les terres; h, l’insiiflisance des pensions payées pour les pensionnaires pau- vres; c, la direction trop incomplètement centralisée, alors qu’elle devrait se trouver entièrement placée entre les mains du médecin en chef; d, l’insulïisance du médecin secondaire et du surveillant; e, l’insuflisance des traitements attribués à ces fonctionnaires et à ces employés; f, l’organisation tardive de l’inlirmerie, qui aujoui'd’bui encore n’est ni meublée ni montée. On le voit donc, on ne rencontre à Glieel que des défauts d’une nature locale qu’il sera facile d’éviter dans la création de colonies nouvelles, après en avoir constaté l’existence et les inconvénients à Gheel. S’il est vrai que cette localité, malgré tous ses défauts topographiques, admi- nistratifs et locaux, obtient de si brillants résultats, on en pourra conclure à bon droit que là où ces défauts n’existeront pas, on pourra obtenir des résultats plus remarquables encore. Voilà l’opinion qu’ont invariablement soutenue MM. Parigot etRoller et qu’ont aussi publiquement défendue jusque dans ces derniers temps, a])rès avoir visité Gheel, des autorités telles que Schroeder Van der Kolk, Droste, Webster, Koke, Biïïi, Moreau (de Tours), Dieudonné, Crocq et autres. C’est donc par erreur que M. Jessen prétend que Rollerseul ait été d’un avis contraire au sien. Si Roller voulait de nouveau faire peser sa haute parole dans la balance, au protil de celle importante branche de la science médicale, nous ne doutons pas qu’il ne répondit victorieusement à l’interpellation que M. Jessen lui a adressée, à savoir comment il est possible de combattre les arguments contre les institutions privées par les arguments produits en faveur des colonies d’aliénés. Nous répondrons tout simplement : d'abord, en invoquant les écla- tants résultats obtenus dans la colonie d’aliénés de Gheel, malgré tous les in- convénients contre lesquels elle lutte encore; deuxièmement, en comparant la meilleure condition physique et matérielle des malades à Glieel avec celle des ma- lades qui sont dans les maisons fermées; troisièmement, en établissant les (Vais minimes et le faible prix d’entretien des malades dans les colonies d’aliénés. Les arguments lavorables l’emportent tellement, dans celle comparaison, sur les arguments contraires, qu’il nous semble inutile de pousser ce travail plus loin, quebiue nombreuses que soient les considérations que nous pourrions encore faire valoir. Nous nous sommes seulement réservé la lâche de consacrer à ces développe- ments une antre jilacc, convaincu qu’ils ne pourraient plus rien ajouter à la démonsiralion (jne nous nous étions imposée ici.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22343751_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)