Étude nouvelle du choléra : historique, dynamique, prophylactique / par P.-A. Didiot.
- Didiot, Pierre Auguste, 1823-1903.
- Date:
- 1866
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Credit: Étude nouvelle du choléra : historique, dynamique, prophylactique / par P.-A. Didiot. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![mots choli-râ, cholaïm-raïm (pl. accusatif), en latin morbus malus, on y désigne la maladie qui nous occupe, comme le plus grand fléau dont Dieu ait pu menacer ceux qui trangressaient les choses écrites dans le texte de la loi : Angebit dominus plagas tuas et plagas seminis tui, plagas magnas et persévérantes, infirmitates pessvnas et per- pétuas (cholaïm-raim) (1). Cette maladie, connue depuis la plus haute antiquité, a été observée, à des degrés divers et avec des différences tranchées, sur tous les points du globe , et a reçu un grand nombre de noms : les Indiens du Gange l’appellent morxi, mordechi (d’où l’on a fait le mot français mort de chien)] les Chinois, holouan] les Persans , ouebb] les Arabes, hachaiza] dans les livres sanscrits, elle est indiquée sous celui de sitanga ou sinanga. Les Hollandais de Batavia la nomment braak-loop (vomissement-dyssenterie)] les Danois, galdesot ; les Suédois, Gallsjuka; les Russes, chornaia-colezn (maladie noire); les Allemands, brechruhr; les Italiens, colera, colera morbus; les Espagnols, colera, colera- morbo. En France, elle porte les noms de choléra, choléra morbus , cholérée, maladie noire , et trousse-galant, expression énergique, qu’on retrouve dans les historiens les plus anciens. Depuis Hippocrate (choleré) et les auteurs latins (choiera, passio cholerica), la plupart des observateurs modernes ont adopté la déno- mination de choléra, en lui associant, selon ses différences, l’une quel- conque des épithètes de sporadique, épidémique, oriental, asiatique. Mais ces différences, hâtons-nous de le dire, quoique assez tranchées, consistent dans l’intensité des symptômes et la rapidité de leur marche , bien plus que dans le caractère de la maladie. Quelle que soit sa forme, quelque symptôme particulier ou anormal qu’elle pré- sente , lorsqu’on l’observe au delà de ses domaines habituels, c’est toujours la même affection, qui dérive d’influences identiques, peut entraîner des terminaisons à peu près semblables, et n’acquiert plus de violence que dans son passage, de l’état sporadique (2) à l’état épidémique, sous l’action des causes mêmes qui favorisent la prédo- minance de certains phénomènes. (1) Gazette Médicale de Paris , tome III. n° 49 ; juin 1832. (2) Sporadique (de speirein, disperser) qui survient indifféremment en tout temps, en tout lieu et indépendamment d'aucune influence épidémique; on dit d’une maladie qu’elle est sporadique, quand elle n’attaque qu’un individu à la fois, ou quelques individus isolément.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22383700_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)