Contribution à l'étude de l'épithéliome des glandes sudoripares / par J. Darier.
- Ferdinand-Jean Darier
- Date:
- [1900?]
Licence: In copyright
Credit: Contribution à l'étude de l'épithéliome des glandes sudoripares / par J. Darier. Source: Wellcome Collection.
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![qui a eu l’obligeance de me montrer la malade et de me confier la pièce après l’opération, un cas typique à'épithéliome adé¬ noïde sébacé dans le([uel le diagnostic de polyadénome sudo- ripare s’était pourtant cliniquement imposé. Voici ce cas succinctement résumé : Tumeur intradermique, mobile, non ulcérée, du volume d’une noisette, ayant débuté il y a 7 ou 8 ans, siégeant dans le sillon nasogénien, chez une femme de 42 ans. L’accroissement avait été insensible, un peu plus rapide depuis 2 ans. Sur la coupe, la tumeur apparut com¬ posée de plusieurs lobes, bien limités par une sorte de coque fibreuse, dont le contenu ressemblait beaucoup à la matière des kystes sébacés. A l’examen bistolog^ique, je reconnus au contraire que ces lobes étaient entièrement composés d’acinis arrondis, ou polygonaux par pression réciproque, tous enve¬ loppés d’une membrane propre hyaline, très épaisse. Entre certains g’roupes de ces lobules, se voyaient des cylindres ou tubes parfois ramifiés, se continuant sur quelques points avec les acinis. Au centre d’un g-rand nombre de lobules, les cel¬ lules épithéliales sont dégénérées, par infiltration dans leur intérieur de gouttelettes brillantes, (|ui se colorent en noir par l’acide osmnpie. Au point le plus saillant de la tumeur, j’ai vu deux ou trois petites niasses néoplasiques entrer en connexion avec l’épiderme superficiel, lequel est parfaitement normal d’ailleurs, en s’y rattachant directement et sans inter¬ position d’un canal excréteur. Ce dernier fait, ainsi que le mode de dégénérescence ([ue j’ai constaté dans les lobules de la tumeur, me permet d’affirmer son origine sébacée ; telle a été également l’impression de M. Malassez, auquel j’ai soumis mes préparations. Quelques cas d’adénomes sébacés, pour la plupart, assez ditférents de ce dernier, ont été publiés C Celui que rapporte Rindlleisch^ sous le nom ééhypertrophie des glandes sébacées et qui siégeait au cuir chevelu, paraît au contraire, autant que j’en puis juger, avoir présenté une structure très ana- . logue à celle que j’ai observée. \. SiEDxuoRor/Aix, Jahrh. der (/esaniDit. Med., 1872,1, p. ()13.—Bock, Virchow's Arch., 1880, Bd. 81, p. 503 et pl. XIV. — Balzer ctMÉKiiTiuKR, Arch. dephysiol. 1885. 2. Rindflklscii, Itistol. palhol., trad. franc. ]). 330.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30599040_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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