Contribution à l'étude de l'épithéliome des glandes sudoripares / par J. Darier.
- Ferdinand-Jean Darier
- Date:
- [1900?]
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Credit: Contribution à l'étude de l'épithéliome des glandes sudoripares / par J. Darier. Source: Wellcome Collection.
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![Klebs pensaient avec lui que les cellules épithélioïdes du cancer provenaient de cellules conjonctives transformées, et ce n’est que plus tard que les travaux de Thierscli, de Cornil et de Waldeyer ébranlèrent l’opinion à ce sujet. Mais on dut reconnaître au moins, qu’à côte du carcinome, il existait des tumeurs de nature purement épitheliale, dont le point de dé¬ part se trouvait dans le corps muqueux de Malpi g hi et dans les glandes de la peau. En parlant de tumeurs épithéliales d’origine glandulaire, Lebert, Führer et Robin n’avaient eu guère en vue que les glandes sébacées. Ce n’est donc, à vrai dire, quavec les tra¬ vaux de Remak et de Verneuil que commencé Thistoire de l’épithéliome des glandes sudoripares. Remak' confirma les résultats de ses devanciers au sujet de l’existence de deux formes de tumeurs épithéliales. Guidé par la connaissance qu’il avait du mode de développement des glandes par des bourgeons épithéliaux pleins, partis de la couche de revêtement, il en vit l’analogue dans les boyaux de l’épithéliome profond. Il proposa donc le nom à^adénome pour cette forme profonde. La point de départ de bourgeon¬ nement épithélial dans ce cas, résidait, selon lui, non sèule- ment dans le corps muqueux comme dans l’épithéliome super¬ ficiel, mais bien dans les follicules pileux, dans les glandes sébacées, et surtout dans les glandes sudoripares. En somme, pour Remak, toute tumeur épithéliale, profonde de la peau formée de cylindres renflés et de ho vaux anastomosés est un adénome probahlement originaire des glandes sudoripares. Au cours de la même année, et presque en même temps, parurent les ]*emarquables recherches de Yerneuil sur la pathologie des glandes sudoripares. L auteur reconnut, comme Remak, qu’à côté des cancroïdes cutanés superficiels, provenant d’un développement excessif des bourgeons inter¬ papillaires, il en'existait d’autres dont il attribua, lui aussi, l’origine à une hypertrophie des glandes sudoripares. Les 6 ♦ :0 % ri ' i t 1 f t» .T, 1. Remak, UeitrcKj zur Enlunckelunf/ffffescli. (1er krehnliaften (ieschwüLste [Deutsche KUnik, ISo't, 16, p. 170). 2. Verneuil Étude sur les tumeurs de la peau; de (^uekfues maladies des 4' <llandes siidoripcircÉt { Ardu pru, de ined.^ il, p]). et ()9:n.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30599040_0006.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


