Traité de l'auscultation médiate : et des maladies des poumons et du coeur / par R.-T.-H. Laennec.
- De l'auscultation mediate
- Date:
- 1831
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Credit: Traité de l'auscultation médiate : et des maladies des poumons et du coeur / par R.-T.-H. Laennec. Source: Wellcome Collection.
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![De quelque manière que les tubercules crus se soient formés, ils finissent, au bout d'un temps plus ou moins long, et dont la durée paraît très-variable, par se ra- mollir et se liquéfier. Ce ramollissement commence anatog.. Journal des progrès , etc., vol. iv, 1827 ] tendent à établir qu'au lieu d'être une. production accidentelle jouissant d'une vie propre et se développant par intus-susception à la manière des tissus organisés, le tubercule est le résultat d'une sécrétion morbide, un pus d'une nature particulière, un produit inorganique qui se déve- loppe par j'uxfa-position • que ce tubercule, originairement liquide, se concrète aussitôt de telle sorte que la première forme sous la- quelle on le saisisse ordinairement est celle de petits grains arron- dis, friables, opaques et jaunâtres, isolés ou groupés, enkystés ou libres, qui se ramollissent de nouveau au bout d'un temps plus ou moins longj qu'au lieu de se ramollir régulièrement du centre à la circonférence, le tubercule se ramollit indifféremment dans tous les points de son étendue, et que ce ramollissement est le résultat d'une nouvelle sécrétion purulente déterminée par le seul fait de la présence d'un corps étranger dans l'organisme5 qu'il n'y a point de tubercule gris, et que ce qu'on a pris pour tel n'est qu'une forme de phlegraasie' chronique, une simple hypertrophie des tissus nor- maux, au milieu de laquelle se développe souvent, mais non néces- sairement, du vrai tubercule; que la sécrétion tuberculeuse a lieu, comme toutes les sécrétions possibles, sous l'influence d'une con- gestion sanguine active, et peut, comme celle du pus, succédera une inflammation locale ou à une irritation mécanique; que néan- moins elle a lieu le plus ordinairement en vertu d'une prédisposi- tion générale, acquise ou congénitale, prédisposition qui semble être à son tour, au moins le plus souvent, le résultat d'une altéra- lion des liquides; enfin que le tissu cellulaire est le siège le plus fréquent, sinon le siège exclusif, delà sécrétion tuberculeuse. Il serait trop long et d'ailleurs superflu ( quelques uns des ou- vrages où ils sont exposés étant aux mains de tout le monde ; de rapporter ici les faits plus ou moins contestables sur lesquels re- pose cette théorie assez spécieuse de la tubercnlisation, théorie qui n'est au fond qu'une paraphrase de celle de M. Broussais. Je re- marquerai seulement que si l'on rejette la matière tuberculeuse grise, et si on la considère comme une simple hypertrophie des IJ. 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21016744_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


