Traité de l'auscultation médiate : et des maladies des poumons et du coeur / par R.-T.-H. Laennec.
- De l'auscultation mediate
- Date:
- 1831
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Credit: Traité de l'auscultation médiate : et des maladies des poumons et du coeur / par R.-T.-H. Laennec. Source: Wellcome Collection.
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![paraissait cependant un peu plus ëtroit que le gau- che (i) dans toutes ses dimensions. Avant d'ouvrir la poitrine, je voulus faire répéter la succussion ; mais la raideur cadavérique, encore très- forte, ne permit pas de plier le cadavre, et l'on fut obligé de le secouer étendu sur la table de dissection. La fluctuation fut effectivement entendue, mais moins distinctement que pendant la vie, sans doute à raison de la position du sujet, et surtout de la difficulté de le faire mouvoir. Plusieurs des assistans pensèrent même que ce bruit entendu à l'oreille nue pouvait être entiè- rement confondu avec la fluctuation d'un liquide qui serait contenu dans l'estomac ; mais une pareille con- fusion n'aurait pu avoir lien par rauscullation médiate, (i) Cette disposition, qu'on n'avait pas aperçue pendant ia vie parce quelle était peu marquée, et parce que le malade ét;iit placé dans une partie mal éclairée de la satfe, est le contraire de ce qui arrive ordinairement dans Thydrolliorax et dans l'empyeme. Elle dépendait évidemment, ainsi qu'on le verra par l'ouverture, de ce que le malade avait éprouvé, antérieurement à sa dernière mala- die , une autre pleurésie qui avait produit le rétrécissement de ia poitrine; et, dans celle à laquelle il a succombé, l'épancbement, quoique considérable, ne l'a pas été assez pour redonner à la cavité ihoracique l'ampleur qu'elle avait perdue. Ainsi, dans ce cas, le principal et le phis sûr des signes ordinaires ou cbirtirgicaux de l'empyônie manquait totalement, ou plutôt il existait une dispo- sition lout-à-fait contraire, tt qui, si elle eût été aperçue, aurait nécessairement porté le médecin , qui n'eût eu peur juger ce cas que les symptômes et la percussion , à attribuer le défaut de son à une niidadie du poumon ; tandis qu'ici quatre signes dif'férens et tout-à- lait cerlait]s, le mode d'absence de la respiration, le tintement métallique, la succiistors et la percussion , m'annonçaient l'existence simultanée du prieumo-thorax et d'un épanchcment liquide, la communication fistulcuse établie entre les brouches et les plèvres, ei l'espace précis qu'occupant le poumon, refoulé vers le mcdiastiR et le haut de la poiLi-itic. (Note do Panltu'.)](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21016744_0498.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


