L'ami des femmes, ou lettres d'un médecin, concernant l'influence de l'habillement des femmes sur leurs moeurs et leur santé. Et la nécessité de l'usage habituel des bains en gardant leur costume actuel / suivies d'un appendix contenant des recettes cosmétiques et une thérapeutique appropriée au goût.
- P. J. Marie de Saint-Ursin
- Date:
- 1805
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Credit: L'ami des femmes, ou lettres d'un médecin, concernant l'influence de l'habillement des femmes sur leurs moeurs et leur santé. Et la nécessité de l'usage habituel des bains en gardant leur costume actuel / suivies d'un appendix contenant des recettes cosmétiques et une thérapeutique appropriée au goût. Source: Wellcome Collection.
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![EXPLICATION DES FIGURES. La première planche, ou le frontispice, représente la déesse de la santé, Hygie. donnant à la Beauté des conseils et des guir- landes pour enchaîner le Temps sur le dos duquel elle écrit cet ouvra«>e. Près de lui sont des génies ailés tenant des plumes de paon ^emblème heureux des modes fugitives et changeantes. La deuxième figure (page i) placée en tète de la première let- tre , devait en ellet précéder un ouvrage destiné à la conserva- tion des belles formes. C’est la copie de la Vénus Callypiga, qui est à Naples, et qui doit , selon Athénée , son origine à la dis- pute de deux jeunes sœurs athénienne* sur la beaute de leurs appas secrets, pour le jugement desquels elles appelèrent un jeune ber°cr a qui elles découvrirent 1 objet vie leur querelle , dans l’attmule qui est ici représentée. La troisième figure (p.70, lettre septième) est l’image de .la Vénus Médicis, ce type du beau idéal de la femme, maintenant dans le musée Napoléon. Ici elle offre le moment décrit dans notre texte, où Plrriné, belle de ses seuls appas, se.promène lentement sur le rivage de la mer, a la vue des Athéniens exta- siés de la richesse de ses contours. La quatrième gravure (]). 83} lettre huitième ) offre tin camee de la Vénus de Gnide, ainsi que le prouve l’inscription grecque KNlAlXlN. Elle sort du bain et prend d’une main, sur un vase antique, un voile pour s’essayer, en cachant de l’autre ce qui ne doit pas être exposé à la vue. C’est la Vénus pudique de Praxitèle. La cinquième figure (p. $3 , lettre neuvième ) représente une belle femme ajustant d’une main ses cheveux devant un miroir antique qn’elle tient de l’autre : près d’elle est un vase étrusque contenant des parfums. La sixième planche (p. 307, terminant la lettre vingt-uniètue) est un camée représentant une Vénus accroupie, sortant de l’eau et peignant ses cheveux encore mouillés. Derrière elle est un amour ailé, qui semble vouloir l’entraîner.. On lit autour, eu ca- ractères grecs : TEPMANIKHS. KAIZAPEIA2 , et 0EX1N en exergue. Vaillant cite cette anadiomène comme revers d’une médaille frappée pour Julia, femme de Septime Sévère: elle a été pu- bliée par Havercamp, et est très-rare. Enfin la septième gravure (p. 448, et terminant l’ouvrage) of- fre le revers d’une médaille d’Agrippine représentant un triom- phe de Vénus sur un char marin traîné par un Triton , portant une espèce de conque, et une Néréide sonnant de la trompette. L’inscription latine : Fulvio , L. atinio, 11 vir. et l’exergue : cor. indiquent que cette médaille a été frappée par les Corinthiens pour Agrippine, femme de Claude, et qu’ils voulaient parce monument flatter l’orgueil de l’impératrice , en la représentant avec les attributs de Vénus Pélagia. On fera «ans doute la remarque que la plupart des figures sont placées au commencement de l’ouvrage, et l'on cessera de s’en étonner si l’on fait la réflexion que cette partie étant plus historique et même mythologique que le teste, admet- tait les ornemen* que repoussait la sévérité des discussions medicales et toutes scientifiques du reste de l’ouvrage. Au surplus ou a cru n ncVe ia science plus ail niable et son étude plus attrayante, en y joignant ces ctubAlisscinensdus au burin 4e> premiers artistes de la capitale.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22037780_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


