Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisons : suivies de mémoires sur les substances septiques & anti-septiques, et de la réponse à de Haen et à Gaber / par Pringle. Traité du scorbut, trad. de l'Anglais de Lind, suivi de la trad. du Traité du scorbut de Boerhaave, commenté par Van Swieten.
- John Pringle
- Date:
- 1855
Licence: Public Domain Mark
Credit: Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisons : suivies de mémoires sur les substances septiques & anti-septiques, et de la réponse à de Haen et à Gaber / par Pringle. Traité du scorbut, trad. de l'Anglais de Lind, suivi de la trad. du Traité du scorbut de Boerhaave, commenté par Van Swieten. Source: Wellcome Collection.
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![TRAITE une règle de pratique, « que les remèdes 3) tirés du mercure, de quelque façon 3) qu’on les prépare et qu’on les emploie, 3) ne sont pas , à la vérité , toujours très- 3J nuisibles dans le scorbut simple , mais 3) que le danger est beaucoup plus grand 3> et plus certain dans les affections scor- 3) butiques des dents et de la langue, 3) etc. M Comme donc, dans ce quatrième degré du scorbut, il y a une grande acri- monie dans les humeurs, et même sou- vent une dissolution putride , il est clair que l’usage des mercuriaux est très-sus- pect, surtout dans ce période (Ij. Ceux qui ont traité beaucoup de maladies vé- nériennes, n’ont que trop éprouvé que la plus petite quantité de mercure exci- tait de grands désordres dans le corps des scorbutiques, lorsqu’ils voulaient les gué- rir de la vérole par celte méthode. Il ne nous reste plus qu’à expliquer quelques corollaires pratiques, qu’il ne sera pas difiieile de tirer de tout ce que nous avons dit jusqu’ici. [Tout ce que nous avom dil^ etc.j INous avons d’abord examiné les causes occasionnelles du scorbut, ensuite nous avons détaillé les différents symptômes qui accompagnent ordinairement cette maladie dans tout son cours; après quoi nous avons exposé les changements que les dissections nous ont appris que le scorbut est capable de produire dans les différentes parties du corps ; et de tout cela, nous avons conclu, au § 1163, que la cause prochaine de cette maladie était Tin vice de ténacité dans l’une des par- ties du sang, et d’acrimonie dans l’autre. Mais celte grossièreté des humeurs est quelquefois muqueuse, peu active, froi- de ; et alors les amers et les aromatiques sont d’un très-grand usage. C’est dans ce cas que i’absinthe, dont Eugalenus a fait de si grands éloges , a un effet si merveilleux. Quelquefois celte viscosité des humeurs est inflammatoire; et alors Je suc des fruits, les sirops et les robs qu'on en fait, comme le rob de sureau, de groseilles, etc., peuvent être donnés très-à-propos, de même que dans le cas où les scorbutiques sont gras et replets , parce qu’alors le sang étant trop chargé de parties grasses et huileuses , ne pas- (1) On voit que M. Van-Swielen con- tredit ouvertement et avec raison le sen- timent hasardé de Coerhaave. (Voyez le danger des mercuriaux'dans le scorbut, t.i, p. 225, 225, 227.) se point facilement dans les petits vais- seaux. Il peut aussi y avoir dans les hu- meurs une viscosité atrabilaire, que l’on ne peut fondre et atténuer par les remèdes miellés, savonneux, etc., comme nous l’avons assez expliqué dans le cha- pitre de la mélancolie. Pareillement, l’acrimonie peut être de différente espèce dans le scorbut ; et il y a des remèdes qui sont bons contre toutes sortes d’acrimonies en général ; par exemple , l’eau et tous les aqueux qui sont capables, à titre de simples dé- layants , d’adoucir et de corriger quel- que acrimonie que ce soit; tels sont aus- si les huileux doux qui émoussent et qui empâtent pour ainsi dire toutes les par- ties âcres de nos humeurs , de quelque nature qu’elles soient. Il y a d’autres remèdes qui ne sont propres qu’à corri- ger telle ou telle acrimonie, et non tou- tes les espèces indifféremment : ainsi les acides sont excellents contre la putré- faction alcaline, elles alcalis sont seuls capables de corriger l’acrimonie acide, mais comme on a parlé ailleurs de ces différentes espèces d’acrimonies, et de la manière d’y remédier, il serait inu- tile de répéter ce qu’on trouvera expli- qué fort au long dans plusieurs endroits de ces aphorismes (d). [Pourquoi le petit-lait, etc.] Cela vient de ce que tous ces médicaments diminuent la grossièreté et la viscosité 'des humeurs , en les délayant et en les atténuant, et en même temps de ce qu’ils fournissent au sang un véhicule aqueux , qui soit capable de le laver, et de le dépurer des sels âcres et des huiles qui le disposent à la corruption , et de charrier ces matières nuisibles hors des voies delà circulation, soit par les sueurs, soit par les urines, soit par les selles, mais on suppose que les actions vitales ont en- core assezde force dans ces maladies pour faire circuler librement ces médicaments avec le sang dans tous les vaisseaux, sans quoi ils resteraient dans le corps, et pro- duiraient des tumeurs hydropiques. Ils ne conviennent donc pas quand on aper- çoit une grande langueur, ou qu’il y a quelque signe d’une trop grande disso- lution dans les humeurs. [Pourquoi les sucs acides, etc.] Ces sucs sont utiles, quand le manque d’ali- (d) Consultez ces aphorismes et leurs commentaires : § 60 et suiv., § 76 et suiv. et § 605.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24874607_0414.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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