Identification anthropométrique / instructions signalétiques par Alphonse Bertillon.
- Alphonse Bertillon
- Date:
- 1893
Licence: Public Domain Mark
Credit: Identification anthropométrique / instructions signalétiques par Alphonse Bertillon. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
24/380
![ditionnelle et de sursis de peines (Lois Bérenger), ont singulière-- ment augmenté le nombre des dissimulations d'identité par cela même qu'elles les rendaient plus tentantes. On a été ainsi amené à demander au signalement, non plus sim- plement de contrôler l'identité déclarée, mais, au besoin, de la faire découvrir. Or, la confection des signalements originaux, comme leur inter- prétation ou leur rectification, incombent nécessairement, de par la force des choses, au personnel pénitentiaire : c'est à la prison à re- connaître les siens. La police qui est une autorité régionale, ne peut lui prêter en cette occurrence qu'un secours limité à son champ d'action. Les lois qui frappent la récidive correctionnelle ne font pas, en effet, de distinction entre la récidive locale et la récidive encourue en divers points du territoire de la République. Il en résulte implicite- ment pour l'Administration des prisons l'obligation de reconnaître et de signaler, sans distinction d'origine, les récidivistes de tous pays, qui chercheraient à se dissimuler sous de faux noms au milieu de la population pénitentiaire. Ce résultat capital n'a pu être atteint que par la centralisation, en un service spécial, des copies de tous les signalements relevés dans les diverses prisons de France. C'est là le côté du problème que résout ]3lussp6cialementlapartieanthropométriquedelanoticesignalétiquc. On avait cru un moment, il y a trente ans, que la photographie allait donner la solution de la question. Mais la collection des por- traits judiciaires ainsi rassemblés ne tarda pas à atteindre un nom- bre si considérable qu'il devint matériellement impraticable de retrouver, de découvrir, parmi eux, l'image d'un individu qui dissi- mulait son nom. Durant ces dix dernières années la police parisienne a réuni plus de loo.ooo photographies. Croyez-vous qu'il soit possible de comparer successivement chacune de ces loo.ooo photographies avec chacun des loo individus que l'on arrête quotidiennement à Paris ? L'essayerait-on pour un malfaiteur plus particulièrement signalé, que la recherche demanderait plus d'une semaine d'appli- cation, sans parler des erreurs et des oublis qu'un travail aussi fastidieux et fatigant pour l'œil ne manquerait pas d'occasionner. ~ Besoin était d'une méthode d'élimination analogue à celle eu](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21041775_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)