Volume 1
Iconographie photographique de la Salpêtrière : service de M. Charcot / par Bourneville et P. Regnard.
- Désiré-Magloire Bourneville
- Date:
- 1876-80
Licence: Public Domain Mark
Credit: Iconographie photographique de la Salpêtrière : service de M. Charcot / par Bourneville et P. Regnard. Source: Wellcome Collection.
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![veur de calé. Dans l’armée qui précéda la naissance de Thérèse, il eut des crises ner¬ veuses dans lesquelles il ne perdait pas connaissance, mais il ne pouvait se tenir, tombait et parfois se blessait Ces crises, qui se terminaient par des pleurs et du trem¬ blement, duraient 10 à 15 mi¬ nutes. [Père, nerveux, mort à 83 ans d’une rétention d’urine. — Mère, âgée de 80 ans, bien portante.] Mère, sujette à des bron¬ chites; aucun accident ner¬ veux. [Père,mort d’une attaque d'apoplexie à GO ans. — Mère, morte de la poitrine, à 46 ans ; elle avait eu 21 enfants.] Pas de consanguinité. Deux enfants : 1° une fille, âgée de 22 ans, d’une bonne santé, mais très-impression¬ nable ; 2° notre malade. Th. a été élevée en nourrice jusqu’à dix mois ; elle aurait pâti dans les trois derniers mois, ce qui décida sa mère à la reprendre : elle téta une chèvre jusqu’à 4 ans. Sa pre¬ mière enfance a été très-ac¬ cidentée : bronchite, eczéma généralisé, rougeole, vario- loïde. A chaque dent qui perçait, elle était à la mort ; pourtant elle n’eut pas de convulsions ; ses dents ve¬ naient toutes gâtées. A 3 ans et demi, elle ressemblait à une petite vieille, pissait en¬ core au lit et commençait à peine à parler et à marcher. A partir de 4 ans, l’intelligence s’est développée et toutes les fonctions ont pris un cours régulier. Vers 7 ans, glande au cou de la grosseur d'un œuf. Th... était paresseuse, elle ne voulait rien appren¬ dre, était taquine, méchante et se faisait renvoyer de toutes les pensions où on la mettait. Les règles ont paru sans douleurs à 13 ans. Après la troisième époque, il y eut une suspension d’un an. Mise en apprentissage comme fleu¬ riste (15 ans), Th. travaillait mal et se disputait avec ses camarades. Chez elle, sa mère et sa sœur la laissaient faire suivant ses caprices pour avoir la tranquillité. En juin 1870, elle eut une fièvre muqueuse dont la con¬ valescence fut longue. La première attaque d'hysté¬ rie est survenue en juillet 1871 dans les circonstances sui¬ vantes : Son patron l'accusa, à tort, de lui avoir dérobé 500 fr.; il lui fit une scène vio¬ lente et la menaça de la pri-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29348626_0001_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


